Le marché français est en petite forme en février. Il s'est replié de 2,9% à 161 885 immatriculations, pâtissant d'un jour ouvré de moins que le même mois de 2016 (20 contre 21).


Sur les deux premiers mois de l'année, la tendance du marché reste positive (+3,2%), aidée par un jour ouvré supplémentaire en janvier.

Le rythme de progression des immatriculations en 2017 s'avère jusqu'ici inférieur à celui de 2016, année qui s'était conclue par une croissance de 5,1% à 2,015 millions d'unités.

En février, PSA a davantage souffert (-7,4%) que le groupe Renault (-3,8%) mais reste néanmoins en tête avec 44.349 unités, soit 27,4% du marché. Mais toutes ses marques ont perdu du terrain : Peugeot (-7,7%), Citroën (-3,1%) ou DS (-34%).

Le temps n'est plus aux rabais excessifs


Au sein du groupe Renault qui totalise 39 981 immatriculations et atteint 24,7% de pénétration, la marque au losange s'est également repliée (-6,3%) alors que Dacia progresse (+5,6%) et atteint une part de marché de 5,76%, l'un de ses plus haut niveau mensuel.

"Etant donnés les bons résultats financiers des deux constructeurs français en 2016, la tendance actuelle n'est pas aux remises commerciales pour générer des volumes de ventes", se félicite-t-on au Comité des constructeurs français d'automobile (CCFA).

Volkswagen à la peine


Derrière les Français, le groupe Volkswagen voit ses volumes chuter de 6,5%, tirés à la baisse par les marques Volkswagen (-9%) et Audi (-12,7%). En revanche Seat (+26,7 %) semble toucher les dividendes de l’arrivée de l’Ateca dans la populaire catégorie des 4x4 urbains.

Le groupe Toyota (Toyota et Lexus) s'invite quant à lui à la quatrième place, fort d'un bond de ses immatriculations de 25,2%. La dynamique vient surtout de la marque Toyota qui franchit la barre symbolique des 5% de pénétration et devance Ford qui stagne (-1,5%) avec une part de marché de 4,72%.

Le groupe Fiat Chrysler (4,21% du marché) progresse de 6% sur le mois, grâce essentiellement à la marque Fiat (+7,3%), Jeep n'ayant plus le rôle moteur qu'il avait l'année précédente.

Opel, en négociation pour être racheté par PSA, se replie de 0,6% en février, représentant 4,1% du marché français.

Dans le haut de gamme, BMW (avec Mini) reste stable en part de marché (3,99%), épousant la tendance générale avec un repli des immatriculations de 2,8%. La seule marque BMW recule de 5,8%. Mercedes affiche une meilleure forme (+7,4%) alors qu'Audi dégringole (-12,7%) et que Volvo s'envole de 28,2% franchissant le cap des 1% de pénétration.