La tendance à la hausse observée depuis le début de l'année se poursuit. En septembre, le marché français des voitures neuves progresse de 1,1% malgré un jour ouvré de moins (21 jours contre 22) à 170 652 immatriculations.

Au cours des neuf premiers mois de l'année, les ventes ont augmenté de 3,9%, avec un peu plus de 1,56 million de véhicules (sur 188 jours ouvrés contre190 pendant la même période de 2016).

Fort de la tendance observée sur la première partie de 2017, le CCFA a revu à la hausse début juillet sa prévision de croissance annuelle du marché dans une fourchette de +3% à +4%, alors qu‘il tablait jusqu‘ici sur une croissance pouvant aller jusqu’à 2%.

Renault attend pour sa part un marché français en progression de 2%.

Pour rappel, les deux années précédentes, les immatriculations de voitures neuves en France ont joui d‘une croissance plus solide, de 5,1% en 2016 et de 6,8% en 2015.

En septembre, pris dans leur ensemble, les groupes français ont connu une avancée de 7,9%, les constructeurs étrangers, à l'inverse, ont subi un léger repli de 6,8%.

Opel fait grossir PSA


Conséquence mathématique de l’intégration d’Opel, qui a reçu le feu vert de la Commission européenne en juillet, PSA s'envole de 15,6% en septembre. Il s'octroie désormais 30,4% du marché gagnant 3,4 points de marché grâce à la marque allemande. Mais le groupe français bénéficie également d’une légère croissance organique grâce à Peugeot (+4,7%) et de Citroën (+3,3%) alors que DS continue de chuter (-26,3%).

Citroën a profité du lancement du C3 Aircross dans les showrooms.

"Le modèle a drainé des visiteurs dans les showrooms lors des portes ouvertes générant un halo sur le reste de la gamme, se félicite Amaury de Bourmont, DCF de Citroën-DS. Quelque 2000 commandes du modèle ont été engrangées, principalement en niveau haut de gamme."


Le groupe Renault, a connu une hausse plus modeste de 0,6% en septembre, avec un léger recul de la marque au losange (-0,1%) alors que Dacia affiche une hausse de 3,5% qui lui vaut 5,2% de pénétration.

Les deux constructeurs français s'arrogent à eux deux près de 60% du marché national (57,1%) en septembre. PSA (30,4% des immatriculations toutes marques) dépasse son rival de Billancourt (qui ne détient que 26,7% du marché).

Volkswagen toujours à la peine


Premier importateur, avec 12% du marché sur le mois écoulé, le groupe Volkswagen enregistre une baisse de ses volumes (-4,9%) sous l'effet d'un net recul de la marque Volkswagen (-14,8%). La part de marché de cette grande marque généraliste est tombée à 6,1%.

Le succès des autres marques du groupe Volkswagen ne permet pas de compenser cette baisse, malgré de bonnes tendances pour Audi (+4,3%), Skoda (+9,3%) et Seat (+26,9%).

Les fortunes sont diverses chez les constructeurs japonais, avec une hausse de 2,1% pour le groupe Toyota et un recul de 4,2% pour Nissan.

Le groupe italo-américain Fiat-Chrysler affiche aussi une bonne santé avec une hausse de 8,9% en septembre, grâce à ses marques Fiat (+11,9%) et Jeep (+11,2%).

La fin de General Motors


Sans surprise, GM disparaît pour sa part quasi totalement des statistiques (- 99%) après la cession d'Opel à PSA et la fin de Chevrolet qui se limite à quelques modèles importés des Etats-Unis.

Dans le haut de gamme, Mercedes confirme le leadership qu'il a retrouvé dans l'Hexagone ces derniers mois (mais pas au cumul). En septembre, la marque à l'étoile bondit de 12,9% alors que celles aux anneaux ne progresse que de 4,3% et que BMW se tasse de 2,3%.