Même si en apparence le chiffre n’est pas flatteur (+1,6%), le marché français a gardé en juin la bonne forme qu’il avait affiché en mai (+8,9%). En effet, à nombre de jours ouvrés comparables (21 jours en 2017 contre 22 jours en 2016), l’avancée est de 6,4%.
Sur l’ensemble du semestre, la progression s’établit à +3% à 1,135 million d’immatriculations.

Dans ce contexte, le Comité des constructeurs français (CCFA) a revu à la hausse ses prévisions pour l'ensemble de 2017, passant d'une fourchette de 1% à 2% à une fourchette de 3% à 4%. "La tendance générale est bonne", félicité Christian Peugeot, président du CCFA, en évoquant "une certaine confiance des ménages" et "une certaine reprise économique".

Peugeot gagne 1,8 point de pénétration


En juin, la dynamique du marché tient surtout au bon score de la marque Peugeot (+13,3%) qui gagne 1,8 point de pénétration, ainsi qu’à quelques constructeurs étrangers comme Toyota (+9,7%), Ford (+6,3%), FCA (+6,8%) et Daimler (+22,5%).

La marque au Lion sert de locomotive du marché français en juin, alors que les mois précédents, Renault assurait ce rôle de tracteur. Cette fois, le losange s’est embourbé (-7,3%) perdant plus de deux points de marché. Dacia fait cependant bonne figure (+3,1%) sans parvenir à inverser la tendance pour le groupe Renault qui fléchit de 5,4%.

Sur l’ensemble du semestre, le losange ne fait que stabiliser son volume (+0,4%) à 230 766 unités, alors que le lion bondit de 6,1% à 198 439 voitures.

La régulière ascension de Toyota


Ce n’est pas pour autant la fête chez PSA. En effet, Citroën recule de 2,1% en juin et progresse de 2,1% sur le semestre et DS ne parvient toujours pas à s’imposer avec une dégringolade de 36% en juin et de 34,4% sur les six mois. Suite à ces performances contrastées, PSA enregistre une hausse de 4,9% en juin et de 2,5% au semestre. Le groupe de Carlos Tavares est devancé de 604 unités par celui de Carlos Ghosn en juin (il reste toutefois leader au cumul).

Quelques marques étrangères ont aussi contribué à la bonne tenue du marché de juin. Toyota a gardé l’allant observé les mois précédents avec un bond de 9,2% en juin et une envolée de 16,8% sur les six mois qui le place nettement au-dessus de 4% de part de marché. Une incontestable dynamique sur laquelle la marque reste discrète. Par humilité?

Volkswagen toujours plombé


FCA réalise également une jolie performance, mais celle-ci résulte essentiellement d’Alfa Romeo alors que Fiat et Jeep marquent le pas. Au cumul, le groupe italo-américain augmente ses ventes de 11,8% et affiche 4,2% de pénétration.

Dans le premium, Mercedes bondit de 31,9% en juin et devance Audi (+3,9%), une performance symbolique qui n’est pas concrétisée au cumul, la marque aux anneaux restant le leader du haut de gamme.

Comme Renault, la marque Volkswagen fait partie des grands perdants de juin avec un recul de 6,4% qui ramène sa part de marché de 6,27% à 5,78%. Au cumul, la marque allemande fléchit de 5,5% à 6,4% de pénétration (on est loin des 8% visées en 2012). Le dieselgate n'en finit pas de faire sentir ses effets néfastes.