L’Observatoire du véhicule d’entreprise a publié son mémento des flottes publiques, réalisé en collaboration la filiale d’Arval dédiée aux acteurs publics et à l’économie sociale et solidaire. En France, cette flotte comprend entre 400 000 et 450 000 véhicules légers (moins de 3,5 tonnes), qui se répartissent en quatre catégories distinctes : l’Etat et les établissements publics, les collectivités, la santé et l’économie sociale et solidaire, le logement social. Selon l’OVE, ce parc est globalement en réduction, en particulier au sein de l’État, qui n’entretient plus que 65 000 véhicules, contre 80 000 en 2010. L’État continue de privilégier l’achat pour ses flottes et « érige l’externalisation de leur gestion en modèle ». Dans la circulaire dite « Cazeneuve », datée du 20 avril 2017, un objectif de réduction de 150 millions d’euros sur quatre ans du coût du parc de l’État a été fixé.

En 2016, si le diesel constituait le moteur dominant dans les flottes publiques, sa part se révélait bien plus faible que dans le secteur privé : 63 % contre 86 %. Inversement, les parts de l’essence (30 % contre 11%) et de l’hybride (6 % contre 2 %) étaient plus élevées dans le public que dans le privé.  

« Le mix énergétique des flottes publiques s’explique d’abord par un kilométrage plus faible parcouru chaque année par les voitures, note Bernard Fourniou, président de l’OVE. À peine 15 000 km/an en moyenne, selon Public LLD, et même 11 000 km/an pour les collectivités locales ».

Enfin, l’observatoire informe que l’achat reste encore le premier mode de financement des flottes publiques, avec 48 % des immatriculations en 2016, en particulier au sein des collectivités locales et sur la flotte de l’Etat. Cependant, il note que la part de la location longue durée (LLD) progresse régulièrement depuis plusieurs années. En 2016, elle représentait 46 % des renouvellements.

« Si la typologie des parcs est diverse selon les acteurs, les grands enjeux des années à venir sont communs : celui du financement de la transition énergétique et du renouvellement d’un parc âgé et inadapté, alors que les contraintes budgétaires et de dette publique réduisent toujours plus les marges de manœuvre. Il faut donc être innovant, sortir des schémas historiques pour résoudre l’équation », soulève Stéphane Spitz, directeur général adjoint de Public LLD.