Le tour de vis attendu sur le malus à l'achat des véhicules neufs l'an prochain saura à coup sûr contenter le Trésor public. Selon une précédente projection de L'argus, en faisant démarrer la surtaxe à 120 g / CO2 / km contre 127 g actuellement, ce serait 23,8% des ventes qui se verraient soumises au malus (16,5% aujourd'hui).

En outre, en calquant la grille de malus 2018 sur les ventes 2017, les gains seraient les suivants : 319 661 517 € sur les huit mois écoulés, alors que le dispositif a rapporté 191 749 457 € pour l'instant. Soit un bond de 127 millions d'euros !
L'exécutif parie de toute façon sur un bénéfice plus que généreux (388 millions d'euros) l'an prochain, car il s'agira de financer la prime à la conversion. Il est vrai que depuis plusieurs années, les recettes liées au malus s'envolent : 301,5 millions d'euros de gain en 2015,
265,6 M€ en 2016, et 347M€ attendus pour cette année. Compte-tenu des montants récoltés pour l'instant, il parait peu probable que le gouvernement parvienne à respecter l'objectif fixé en début d'année.

Par ailleurs, alors que la discussion du projet de loi de finances n'a pas encore débutée dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, certains ont déjà prévenu : "On peut regarder (...) s'il ne faut pas augmenter quelques impositions sur les yachts ou les voitures de luxe. Pourquoi pas" a ainsi annoncé au micro de LCI  le député Stanislas Guérini, porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée.