L’année 2017 s’est terminée sur un léger coup de frein. Après onze mois d’affilée de hausse (et même treize, avec novembre et décembre 2016), les immatriculations de VUL neufs ont reculé de 3,8 % au terme du dernier mois de 2017, soit 1 584 unités de moins qu’en décembre 2016, record absolu pour un douzième mois.

Avec une baisse moindre, 2017 aurait pris la troisième place dans la hiérarchie des millésimes, derrière les « stratosphériques » années 2007 et 2008 à plus de 460 000 unités et devant 2006 et ses 440 031 nouvelles cartes grises. Nul dans le métier, qu’il soit constructeur ou distributeur, ne se plaindra de ce léger accroc de décembre devant le bilan final de 2017, conclu par 438 653 utilitaires légers immatriculés. 

Le fourgon compact porte la croissance

Fait très rare, les fourgons compacts ont chuté en décembre, plombé par la déconvenue de leur leader Renault Trafic (– 27,6 %). Le segment reste très largement positif sur douze mois, avec une nouvelle hausse, cette fois de 25,1 % (+ 14,5 % en 2016, + 7,9 % en 2015). Le volume atteint, 90 964 cartes grises, constitue bien sûr un nouveau record d’immatriculations, après celui de 2016.

Le segment, qui a connu une grosse phase de renouvellement ces trois dernières années, notamment avec la nouvelle génération de PSA (+ 38,2 % pour le Citroën Jumpy, + 68,4 % pour le Peugeot Expert sur les douze derniers mois), a représenté 64 % des 28 556 immatriculations supplémentaires de 2017. Dans la pratique, les fourgons compacts ne sont plus qu’à 20 000 ventes annuelles des fourgonnettes, lesquelles ont conclu 2017 en hausse de 4,1 %, à 110 558 unités.

Progrès des pick-up

Le segment principal (en nombre d’immatriculations et en chiffre d’affaires), celui des gros fourgons et des châssis cabines, a suivi la même tendance : + 4,2 %, à 123 171 immatriculations. Ces trois catégories purement utilitaires drainent 74 % des ventes en France. Les dérivés de VP ont légèrement dévissé (– 2,3 %, à 85 477 immatriculations), tandis que les pick-up ont progressé de 12,8 %, avec 27 490 véhicules, soit 3 507 de plus en un an.

Ce dernier segment, longtemps catalogué de niche, n'en devient plus une. D'ailleurs, à part PSA (Peugeot, Citroën, Opel), tous les constructeurs opérant dans le VU disposent d'une offre, notamment Renault, avec l'Alaskan (n°8 au palmarès des modèles, avec 586 immatriculations en seulement cinq mois) et Mercedes-Benz, avec le Class X (16e, 243 unités en deux mois). La catégorie est restée dominée par le Ford Ranger l'an dernier, avec 6 212 ventes (+ 16,2 %), devant le Toyota Hilux (4 226, + 36,1 %) et le Nissan NP300 Navara (3 420, + 23,3 %). Ce podium est inchangé par rapport à 2016.

Volkswagen devant Mercedes-Benz

Pour les marques cette fois, un changement à noter dans la hiérarchie : Volkswagen est repassée devant Mercedes-Benz, la marque à l'étoile (dont le nouveau Sprinter arrive cette année) ayant abandonné 0,3 point de part. Ce n’est pas le pire bilan sur ce plan : le leader Renault a perdu 0,6 point (31,1 % de part de marché) et Fiat, 0,5 point (8,5 %).

Les gagnants de 2017 sont Peugeot (+ 0,8 point, 16,8 %), Citroën (+ 0,5 point, 15,8 %), Ford (+ 0,4 point, 6,6 %), Volkswagen (+ 0,3 point, 4,8 %). Toyota (+ 0,3 point, 1,6 %) est la marque du top 15 dont le taux de croissance des immatriculations est le plus haut : + 30,2 %.