Pour le premier trimestre 2018, Michelin a dévoilé un chiffre d’affaires de 5,22 milliards d’euros, en repli de 6,3 %. Toutefois, le groupe précise qu’à parités constantes, ses ventes nettes sont en croissance de 1,4 %.

Comme Jean-Dominique Senard, président directeur général du groupe, l’avait annoncé en début d'année, le premier trimestre s’est notamment caractérisé par un ralentissement de l’activité sur le segment « Tourisme & Camionnette » en première monte sur tous les grands marchés mondiaux (Europe – 3 %, Amérique du Nord – 5 % et Asie – 2 %). Le dynamisme des segments PL et "Pneus de spécialités" n’a pas pu compenser cette orientation, surtout que les grands marchés mondiaux étaient aussi atones, ou pire, en retrait, en remplacement.

"Un périmètre qui a donné lieu à de fortes anticipations d’achat, dans l’optique des hausses de prix envisagées sous la pression du coût des matières premières", explique Marc Henry, directeur financier de Michelin, avant d’ajouter : "Nous nous réjouissons d’un effet prix-mix positif (+ 3,4 %), qui combine un effet prix (+ 171 millions d’euros) traduisant un pilotage prix rigoureux et un effet mix de plus de 19 millions d’euros". En revanche, le groupe n’a pas pu échapper à l’impact défavorable des parités de change (- 7,7 %), notamment le rapport euro/dollar.

Toujours est-il que le groupe reste confiant, en dépit de taux de change qui devraient rester défavorables, et confirme ainsi les principales lignes de force de sa guidance 2018, tablant sur "une reprise des marchés "Tourisme & Camionnette" et PL et sur des ventes de pneus de spécialité restant en forte croissance". Michelin confirme donc ses objectifs de croissance des volumes en ligne avec l’évolution mondiale des marchés, de résultat opérationnel sur activités courantes supérieur à celui de 2017, hors effet de change, et de génération d’un cash-flow libre structurel supérieur à 1,1 milliard d’euros.

Enfin, le groupe rappelle qu’il travaille sur le déploiement de sa nouvelle organisation, centrée sur la proximité clients et que dans un peu plus d’un an, la passation de pouvoir entre Jean-Dominique Senard et Florent Menegaux, actuel directeur général exécutif, sera effective, sous réserve des dernières validations d’usage.