« C'est un acteur économique emblématique qui montre qu'on peut être un acteur du local et du mondial », a dit le chef de l'État, avant de poursuivre : « c'est très important de montrer qu'il n'y a pas de divorce entre les territoires et la stratégie que nous avons dans le monde, qu'on a à accompagner nos entreprises pour qu'elles réussissent évidemment en France, mais aussi à l'international, parce que ça crée des emplois localement ».

« On voudrait opposer la France du local et la France du mondial avec des gens heureux chez soi et des gens heureux dans la mondialisation, mais nous sommes tous dans le même monde, on est tous dans le même pays. A la fin, on habite toujours quelque part », a poursuivi Emmanuel Macron, en déplacement en Auvergne au lendemain de son intervention au Forum économique mondial de Davos (WEF), où il a défendu en anglais ses réformes libérales pour adapter la France à la mondialisation.

Le président, qui a visité le site de Ladoux au côté de Jean-Dominique Senard, président du groupe Michelin, a salué les quelque 400 salariés présents sur invitation, fait quelques selfies et rencontré une dizaine d'apprentis. Trois modèles de pneus lui ont aussi été présentés et il a assisté à des essais de freinage contre l'obsolescence programmée. L’environnement et l’économie circulaire étaient donc à l’ordre de jour. Au chapitre social, il a également échangé avec quatre représentants des syndicats CFE-CGC et CFDT (seule la CGT a décliné l’invitation).

Et de conclure : « Michelin, c'est un exemple parfait de ces entreprises qui ont à la fois une très grande productivité, mais qui sont restées attachées au dialogue social et à la formation ».

(avec AFP)