Un expert véreux? C'est ce qui serait à l'origine de cette affaire révélée par le Parisien, ce 5 mai 2017. Selon le quotidien, plus de mille automobilistes ont reçu une lettre du délégué interministériel à la Sécurité routière les informant que leur véhicule, acheté d’occasion pour la plupart en région parisienne, est dangereux.

Plus précisément, il s'agirait de 924 voitures, 27 motos, 45 camionnettes, 15 triporteurs et 10 voiturettes , initialement "déclarés dangereux". Ils ont été remis en circulation sur le fondement d’un rapport d’expertise se révélant nul et non avenu.

Un expert aujourd'hui interdit


Cette lettre recommandée signée du délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe, incite les propriétaires à effectuer en urgence une expertise d'ici le 30 juin.

"Ce sont des véhicules qui ont été gravement endommagés à la suite d’un accident de la route et qui, dans l’attente de travaux, étaient interdits à la circulation", précise la sécurité routière.


Des réparations superficielles


L’action délétère de cet expert (qui n’est plus en droit d’exercer sa profession aujourd’hui) a eu pour effet de les remettre en circulation sans que les travaux aient été soit effectués correctement, soit vérifiés.

"Pour leur donner une apparence propre, certains de ces véhicules ont pu faire l’objet de réparations superficielles à l’extérieur, mais sans que les pièces mécaniques aient été réparées sous la carrosserie", explique Lionel Namin, secrétaire national de la Confédération française des experts de l’automobile (CFEA).