Le constructeur souffre de sa trop grande concentration au Japon et du yen trop élevé. Mitsubishi Motors a annoncé un bénéfice d'exploitation en baisse de 10% sur un an, pour le premier semestre de l'exercice en cours (avril-septembre). Ce recul est expliqué par la force du yen et une hausse des coûts de marketing.
 

Les ventes de Mitsubishi ont diminué de 8%, à 478.000 unités sur la période avril-septembre, par rapport à à la même période de l'exercice précédent. Le nombre de voitures vendues a diminué de 12% au Japon, 29% en Amérique du Nord, 23% en Europe mais ont augmenté de 5% en Asie et dans les autres régions du monde.


Son chiffre d'affaires a reculé de 5%, à 860 milliards de yens (8,6 milliards d'euros).

Le bénéfice d'exploitation s'est élevé à 30,8 milliards de yens (308 millions d'euros).


« Les effets positifs de réductions progressives des coûts de matériel et autres n'ont pas suffi à compenser les effets négatifs, tels que la force du yen et une hausse des coûts de vente, tels que les coûts de marketing des nouveaux modèles », a souligné le constructeur.


« L'environnement opérationnel pour les constructeurs automobiles était rude au premier semestre de l'exercice 2012/13 », a-t-il noté.


« En raison de plusieurs facteurs, dont la situation économique mondiale actuelle et l'environnement opérationnel », Mitsubishi Motors a revu ses prévisions de ventes à la baisse pour l'exercice en cours, par rapport à ses attentes de juillet dernier.
 

Il table désormais sur 1,044 million de véhicules vendus, soit 46.000 de moins que prévu en juillet, et sur un chiffre d'affaires de 1.830 milliards de yens (soit 150 milliards de yens de moins qu'espéré auparavant).

Ses prévisions de bénéfices sont en revanche inchangées: 80 milliards de yens pour le bénéfice d'exploitation et 13 milliards pour le bénéfice net.
 

Pour le premier semestre, le bénéfice net s'est affiché à 30,1 milliards de yens, en hausse de 184% sur un an, grâce notamment à des bénéfices exceptionnels.