Autonome, connectée, électrique et, partagée. Voici les termes qui qualifieront la voiture demain. Et d’après la dernière étude de PwC Autofacts, « la mobilité partagée entraînera une baisse du nombre de propriétaires de voitures mais le nombre de kilomètres par personne va augmenter. La circulation devrait par conséquent se densifier en raison de l’augmentation significative du trafic individuel »
Suite à son enquête, le cabinet d’audits a pu mettre en exergue quelques enseignements clés qui montrent que l’avenir de l’automobile est à l’autopartage. Et tout est corrélé.
En 2030 :

  • Le parc roulant pourrait chuter de 280 millions de voitures en Europe et de 270 à 212 millions aux Etats-Unis. Mais paradoxalement, la conséquence logique de la hausse de l’usure globale des voitures due au covoiturage impacterait la hausse des immatriculations en Europe, soit d’un tiers, pour concerner 24 millions de voitures en 2030. Pour les Etats-Unis, il s'agit d'une croissance de 20% et 22 millions de ventes VN.

« Les constructeurs automobiles et leurs fournisseurs se verront obligés de prendre des décisions capitales dans les années à venir. Ils devront non seulement s’accommoder de marges plus faibles, en raison de la pression des principaux opérateurs de flottes, mais également accroître leurs investissements pour construire de nouvelles usines et répondre aux mégatendances telles que l’électromobilité », précise François Jaumain, associé responsable du secteur automobile chez PwC.

  • Cette tendance au partage, déjà annoncée dans une autre étude en 2017, serait tout simplement le résultat du déploiement des véhicules électriques et autonomes. Les experts de PwC Autofacts anticipent le développement d’une nouvelle forme de mobilité avec 40% des kilomètres parcourus qui pourraient être réalisés à bord de véhicules autonomes et donc plus d’un kilomètre sur trois sera partagé. Ils prévoient également que 55% des voitures pourraient être électriques alors que les moteurs classiques à combustion devraient progressivement disparaître selon eux.

  • L’offre « à la demande » va également évoluer. Avec le partage de voiture, les utilisations estimées aujourd’hui passeraient d’1% des trajets en Europe à environ 20% en 2030.

  • Aussi, le covoiturage entraînerait la hausse du trafic individuel très significativement. Les déplacements personnels grimperaient de 23% en Europe, soit 5,88 milliards de kilomètres. La principale raison étant que la plupart des véhicules autonomes serait utilisés par des personnes qui ne conduisent pas actuellement.