Finalement, il ne s’agit d’une problématique spécifique au Mondial de l’Automobile de Paris. En septembre 2016, les marques Bentley, Rolls Royce, Alpine, Aston Martin, Bugatti, Lamborghini, Lotus, Volvo, Ford, Mazda et Lancia avaient choisi de faire l’impasse sur le salon parisien. En conséquence, les organisateurs ont décidé d’écourter l’édition 2018 de cinq jours.

Nos confrères allemands d’Automobilwoche ont annoncé hier que neuf constructeurs, et non des moindres, ne participeraient pas au salon automobile de Francfort cet automne. Il s’agit de Fiat, Peugeot, Volvo, DS, Infiniti, Alfa Romeo, Jeep, Nissan et Mitsubishi. Le VDA, organisateur du salon, informe toutefois que plus de 50 exposants seront présents sur l’évènement.

L’arbitrage budgétaire et l’appétence pour de nouvelles formes de communication, via le digital ou des manifestations plus ciblées (CES de Las Vegas, Mobile World Congress...), conduit donc de plus en plus les constructeurs à faire l’impasse sur les grands salons internationaux. A Paris comme à Francfort, la présence dominante des constructeurs nationaux constitue également un frein pour les autres marques concurrentes, davantage reléguées au second plan. C’est la raison pour laquelle le salon de Genève, où la réparation des acteurs se révèle plus équilibrée, continue de séduire les exposants (seul Mini était absent en 2017).