"En Europe, où se concentrent nos ventes diesel, la poussée de l'électrification va nous permettre d'arrêter graduellement le diesel pour les voitures particulières à chaque renouvellement de modèle", a déclaré lundi à l'AFP un porte-parole du groupe, confirmant des informations de presse.

Le partenaire du français Renault, qui ne communique pas sur la part des motorisations diesel dans ses ventes totales, n'a pas donné de calendrier spécifique à ce stade. D'après nos sources (L'argus), 49% des immatriculations VP ont été réalisés en diesel par la marque sur le premier trimestre 2018 contre 58,7% à la même période en 2017. 

Parallèlement à l'abandon du diesel, Nissan redouble d'ambitions dans l'électrique, où il a fait figure de pionnier avec le lancement de la citadine Leaf en 2010. Dans un contexte de concurrence accrue, il a récemment dit vouloir multiplier par plus de six ses ventes annuelles de véhicules électrifiés d'ici à l'exercice 2022-23, visant un objectif d'un million d'unités.

Cette catégorie regroupe à la fois les automobiles purement électriques et celles équipées du système e-Power, une propulsion électrique dotée d'une motorisation essence permettant de recharger la batterie du véhicule.

Début mars, son rival et compatriote Toyota, grand spécialiste de l'hybride (motorisation mixte essence-électrique), avait annoncé qu'il stopperait la vente de voitures diesel en Europe à compter de fin 2018.

Mises en cause pour leurs rejets polluants (particules fines et oxydes d'azote), les motorisations diesel voient leurs ventes chuter en Europe, où les politiques publiques pro-diesel ont cessé depuis l'affaire des moteurs truqués de Volkswagen, révélée en 2015, tandis que plusieurs villes comme Paris ou Londres, ont annoncé des projets d'interdiction.