Sur l’exercice fiscal 2017-2018, Nissan a vu ses ventes progresser de 2,6% à 5,79 millions de véhicules. Les Etats-Unis restent le premier marché du groupe (1,59 million d’unités, + 0,7%), mais la Chine devrait bientôt revendiquer ce statut (1,54 million d’unités pour + 12,5%). En Europe, les ventes de Nissan s’érodent (756460 véhicules à – 2,6%), tandis que l’activité sur son marché domestique renoue avec la croissance (584053 unités avec les kei cars, pour + 4,8%), une première après quatre années de repli.

En termes de production, l’avancée est de 0,1% pour un total de 5,7 millions de voitures. La Chine conforte son rang (1,53 million de véhicules produits, soit + 12,9%), devant le Japon (958541 unités, - 2,9%) et les Etats-Unis (899483 unités, - 9,2%). Notons que les temps sont durs en Europe où la marque est en repli au Royaume-Uni (487269 véhicules, - 6%) et en net recul en Espagne (98579 véhicules, - 21,1%).

« Nissan établit encore de nouveaux records en termes de production et de ventes à l'échelle mondiale pour l’année fiscale 2017, du 1er avril 2017 au 31 mars 2018 », se réjouit Daniele Schillaci, vice-président exécutif, en charge du marketing et des ventes de Nissan, tout en soulignant la vigueur du marché chinois et des gammes de crossovers de la marque (X-Trail, Qashqai, Kicks), sans oublier l’arrivée de la nouvelle Leaf.

En revanche, les résultats financiers de Nissan sont moins flatteurs. Si le résultat net de 5,7 milliards d’euros traduit un nouveau record, le bénéfice d’exploitation plonge de 22,6%. En cause, le scandale des certifications dévoilé l’an passé et le règlement financier d'un litige judiciaire aux Etats-Unis dans l'affaire des airbags défectueux de Takata, dixit Hiroto Saikawa, président directeur général de Nissan. Pour l’exercice 2018-2019, le dirigeant table sur un volume de 5,92 millions de ventes, mais anticipe un nouveau repli des profits du groupe (baisse de 6% du résultat opérationnel), à cause d'effets de change défavorables entre le yen et le dollar.