Nissan reste en bonne santé. Mais son profit net va baisser cette année fiscale après un bond au cours de la précédente.

En effet, sur la période d'avril 2016 à mars 2017, son résultat net s'est élevé à 663,5 milliards de yens (5,6 milliards d'euros au taux de change retenu par le groupe).

Nissan a bénéficié d’un gain exceptionnel (100 milliards de yen) avec la cession de la part de 41% qu'il détenait dans son compatriote et équipementier Calsonic Kansei (CK).

En réalité, le bénéfice d'exploitation ressort en baisse de 6,4% à 742,2 milliards de yens en raison d'effets de change défavorables, sur un chiffre d'affaires en repli de 3,9% à 11.720 milliards de yens (98 milliards d'euros).

La Chine nourrit la croissance


Le constructeur a accru ses ventes mondiales de 3,7% à 5,6 millions d'unités, grâce à une hausse en Chine (+8,4%), en Amérique du Nord (+5,9%) et en Europe (+3%).

Nissan publiait ses premiers résultats annuels sous l'égide de son nouveau PDG, Hiroto Saikawa, à qui Carlos Ghosn, artisan du redressement du constructeur au tournant des années 2000, a officiellement passé le relais début avril, tout en restant à la tête du conseil d'administration.

Pour l'exercice en cours, qui s'achèvera en mars 2018, Nissan anticipe un reflux de son bénéfice net de 19,4% à 535 milliards de yens. Il prévoit en effet de financer d'importantes dépenses de recherche et développement, notamment pour développer des véhicules autonomes et faire face à des normes environnementales de plus en plus strictes.