Nissan s'apprête à franchir un grand pas vers le véhicule entièrement autonome. A compter du 5 mars 2018, le constructeur expérimentera son service de robot-taxi, avec pour objectif un lancement commercial au début des années 2020.

Au total, 300 personnes vont participer à cette opération d'une durée de 15 jours à Yokohama (banlieue de Tokyo), où se situe le siège du groupe, dans un cadre très encadré par les autorités locales.

"Ce test grandeur nature représente un grand pas en avant vers la réalisation d'un nouveau service de mobilité", a déclaré le PDG de Nissan, Hiroto Saikawa.


Un trajet prédéterminé de 4,5 km


Deux voitures électriques, équipées de 13 caméras associées à un radar et six scanners pour détecter les obstacles, seront mises à disposition des participants. Ils pourront les réserver via une application développée par son partenaire local de technologies mobiles DeNa.

Elles effectueront un trajet prédéterminé de 4,5 km dans le quartier portuaire de Minato Mirai, en présence d'un conducteur par mesure de sécurité et sous la surveillance d'opérateurs d'un centre de contrôle.

Etre prêt pour les JO de 2020 à Tokyo


Selon des essais effectués par des journalistes de l'AFP, la voiture s'achemine avec prudence, évitant piétons et négociant plusieurs virages au milieu d'une circulation relativement dense.

Les deux sociétés visent un déploiement commercial de ce service baptisé "Easy Ride", aux alentours de 2020, dans l'idéal au moment où Tokyo accueillera les jeux Olympiques d'été.

Les deux partenaires ont jugé "le potentiel énorme" au Japon pour ce type de services, citant un manque de chauffeurs de taxis, des personnages âgées qui ont du mal à se déplacer ou encore l'essor du nombre de touristes.

Renault, allié de Nissan, a, de son côté, prévu des tests similaires au printemps 2018 dans la métropole Rouen Normandie.