Le père fondateur du modèle électrique Nissan Leaf, se sépare de ses batteries. Nissan a en effet accepté de vendre son activité de batteries au fonds privé d’investissement GSR Capital. Depuis 2007, cette division nommée Automotive Energy Supply Corporation (AESC) fabriquait des batteries lithium-ion pour les Leaf assemblées au Japon, ainsi que pour certains modèles hybrides (essence-électricité), sous la houlette du constructeur japonais qui détenait 51% du capital et de son compatriote, spécialiste de l’informatique et des télécommunications, NEC (49%).

Avant de la céder, le partenaire de Renault va d’abord prendre le contrôle à 100% de la coentreprise en rachetant la part de NEC avant de transférer la totalité à GSR. La transaction doit être bouclée avant la fin de l’année 2017 mais les modalités financières restent confidentielles pour l’instant.

« C'est une opération gagnant-gagnant pour AESC et Nissan. Elle permettra à AESC de mettre à profit le vaste réseau et les investissements de GSR pour étendre sa clientèle et augmenter sa compétitivité, ce qui en retour contribuera à améliorer la compétitivité de Nissan dans l'électrique », déclare le nouveau PDG de Nissan, Hiroto Saikawa.

Les sites de production aux USA, Royaume-Uni et Japon seront touchés par ce rachat. Mais selon le constructeur, les effectifs seront maintenus. Alors que Nissan conserve l’essentiel de la R&D, le fonds d’investissement GSR promet d’accélérer la recherche et le développement, d’étendre la capacité de production des usines et d’en créer de nouvelles en Chine et en Europe.