L'étau se resserre autour de nouveaux hauts responsables d'Audi. La justice allemande a fait perquisitionner ce 22 février 2018 les domiciles et lieux de travail de trois employés d'Audi en Allemagne dont deux faisaient partie du Conseil d’administration.

Le constructeur est soupçonné d'avoir manipulé les émissions polluantes de 210.000 de ses voitures diesel mis en circulation à partir de 2009 sur les marchés européen et américain.

Les enquêteurs s'intéressent à l'installation par la marque aux anneaux d'un logiciel utilisé pour manipuler les émissions polluantes de moteurs diesel 3 litres V6 destinés au marché européen.

Un rôle substantiel dans la triche


Les trois nouveaux suspects sont soupçonnés d'avoir joué un "rôle substantiel" dans la commercialisation des véhicules truqués. Deux d'entre eux sont d'"ex-membres du conseil d'administration" du groupe, ajoute le parquet.

Selon l'hebdomadaire Wirtschaft Woche, il s'agit du chef de l’ingénierie automobile, Ulrich Hackenberg, qui a quitté le groupe en 2015, et de l'ancien directeur du développement technique d'Audi, Stefan Knirsch, qui a démissionné en 2016.

Des perquisitions au sein des bureaux et locaux commerciaux du constructeur avaient déjà été menées début février 2018 et à son siège en mars 2017.

Dans le volet américain de ses investigations, le parquet de Munich a désormais 14 suspects.