L’information a été lâchée ce matin par nos confrères de France Info : la mairie de Paris souhaite interdire les voitures à essence dans la capitale en 2030. Une mesure qui a été présentée le mercredi 11 octobre 2017 lors d’un comité de pilotage du plan climat de la Ville.

« La stratégie vise à définir une ville neutre en carbone à moyen et long terme et dans ce cadre-là il s’agit en réalité de planifier la fin des véhicules thermiques, et donc de l’utilisation des énergies fossiles à horizon 2030 », a déclaré ce matin Christophe Najdovski, maire-adjoint de Paris chargé des transports et de l’espace public, sur les ondes de France Info.

Après avoir affichée à plusieurs reprises sa volonté de bannir de Paris les voitures diesels en 2024, Anne Hidalgo souhaite donc en finir avec les véhicules thermiques bien avant l'échéance 2040 fixée par Nicolas Hulot, ministre de l'Environnement. Début juillet, ce dernier annonçait en effet, dans le cadre de son plan climat, la fin de la vente des voitures à essence et diesels d'ici 2040.

Une « trajectoire » et non une « interdiction »


« Si l'on veut que cet objectif soit atteint, cela implique que la sortie du diesel et de l'essence intervienne plusieurs années avant en zone urbaine, et en particulier dans les grandes villes. Dans le cadre de l'élaboration de son nouveau plan climat air énergie territorial, la ville de Paris va donc inscrire un objectif de fin du diesel sur son territoire en 2024 et de l'essence en 2030. Ce cap tient compte de façon pragmatique de l'évolution de plus en plus rapide du secteur des transports ces dernières années », énonce la mairie de Paris dans un communiqué, qui défend en revanche « toute mesure d’interdiction ou de sanction ».

« Cet objectif n'est en aucun cas formulé dans le plan climat comme une "interdiction" à horizon 2030, mais bien comme une  trajectoire qui semble à la fois crédible et soutenable. Pour y parvenir, Paris compte sur le développement des alternatives et le renforcement des aides financières incitant les particuliers et les professionnels à acheter des véhicules propres. Des échanges avec les constructeurs automobiles vont se poursuivre dans les prochains mois, notamment dans le cadre du C40, pour les associer pleinement à cet objectif », précise-t-il.