Depuis l’entrée en vigueur du décret relatif à la pièce de réemploi (PIEC) en janvier 2017, certains carrossiers se plaignent selon la Fédération française de la carrosserie (FFC). Ces derniers seraient confrontés « à de graves problèmes de gestion au quotidien ». Voici quelques constats :
-la PIEC est plus souvent imposée que conseillée par l’expert,
-sa qualité est peu vérifiée et certifiée par l’expert,
-le critère de prix est la seule exigence de l’expert,
-le temps de recherche, de démontage et de remise en état de la PIEC ne sont pas toujours pris en compte lors du contradictoire,
-les frais de port sont souvent exclus des rapports d’expertise,…

Alors même si la FFC« a toujours soutenu la pièce de réemploi pour ses qualités environnementales et les créations d’emplois de la filière de déconstruction qu’elle génère », s’en est trop pour ses dirigeants qui constatent amèrement l’abus de la majorité des experts.

« Nous ne pouvons pas dire amen à toutes les demandes injustifiées, trop souvent formulées par les experts, missionnés par les compagnies d’assurance. Ces derniers ne sont pas cités comme acteurs dans le décret », rappelle la FFC.

La fédération lance donc une pétition pour soutenir ses revendications à défendre la cause des carrossiers. Les professionnels peuvent envoyer leurs coordonnées à contact@ffc-réparateurs.org pour recevoir le formulaire à remplir. La FFC s’engage à remonter les faits auprès des apporteurs d’affaires, des instances nationales de l’expertise et des ministères concernés.