Les démolisseurs "assis sur un tas d'or" comme le voudrait le dicton populaire ? Pas réellement, si l'on en croit le point de vue de l'Ademe livré par écrit à l'occasion de la publication des résultats 2016 de la filière Véhicules hors d'usage (VHU) : "Certains acteurs de la chaine de valeur de la réparation automobile ont su se saisir du sujet de la pièce d'occasion (...) C'est particulièrement le cas des réseaux de centres VHU, fournisseurs de pièces détachées d'occasion, qui ont profité de cette dynamique (...) Néanmoins, il est important de noter que cette dynamique se concentre quasi-uniquement sur les réseaux de centres VHU, dont l'organisation en réseau offre de multiples atouts pour répondre à la demande des enseignes de réparation..."

Le rapport 2016 de la filière VHU laisse pourtant penser que les démolisseurs avaient commencé à anticiper les effets de la loi avant même qu'elle n'entre en application au 1er janvier 2017 : 96 189 tonnes de pièces ont été démontées en 2016 pour réutilisation contre 91 826 tonnes en 2015. Soit un poids moyen en hausse de presque 2 kilos par véhicule, puisque cela a représenté 92 kilos de pièces par carcasse contre 90,4 kg en 2015. En nombre, toutefois, l'Ademe n'a pas relevé d'évolution : toujours une moyenne de 13 pièces prélevées par épave.

D'autre part, la proportion de démolisseurs qui ne démontent pas de pièces aurait été en baisse : 29% en 2016 contre 32% en 2015...