Comme Ford, Infiniti, Nissan ou Volvo (et la liste risque fort de s’allonger), Mazda ne viendra pas sur le Mondial de l’Automobile de Paris du 4 au 14 octobre prochain. Philippe Geffroy, président de Mazda France, prend soin de ne pas mettre de l’huile sur le feu, mais avance les raisons de cette décision : « D’une part, les salons automobiles représentent des coûts importants et, d’autre part, ces derniers deviennent plus difficiles à justifier quand il n’y a pas de concordance entre l’événement et une actualité produit significative ».

Il met aussi en exergue la difficulté d’exister pour une marque comme Mazda, face à des constructeurs français à Paris ou allemands à Francfort. Sans compter qu’il y a des arbitrages à effectuer à l’échelle mondiale, entre la Chine, les Etats-Unis, voire la Russie ou l’Inde. Et il y a aussi des alternatives, par le biais de certains salons régionaux, de nouvelles possibilités offertes par les outils numériques et du soutien à des initiatives prises localement par le réseau. Dans un registre prospectif, Philippe Geffroy croit que les outils digitaux vont faire bouger bien des lignes, « car ils permettent aux marques de décider du calendrier et de présenter leurs produits avec une grande précision et une personnalisation très pointue ».