Avec une timide progression de 0,7% pour 4 282 134 immatriculations au premier trimestre 2018, le marché du véhicule neuf en Europe est loin d’être en crise.  Il n’en demeure pas moins que la belle dynamique des deux premiers mois de l’année s’est vue entachée par mars.
Le recul des ventes a été de 5,2%, principalement en raison des coups d’arrêt enregistrés en Allemagne (-3,4%), en Italie (-5,8%) et surtout au Royaume-Uni (-15,7%). L’association des constructeurs européens ACEA signale toutefois que la base de comparaison, à savoir mars 2017, était particulièrement élevée.

Toutefois, en Angleterre, un début de crise en matière de vente de VN est désormais palpable : 12,4% de recul des ventes sur le trimestre, plus de 100 000 immatriculations de moins ! Juste à côté, la France fait montre d’une certaine stabilité (+2,9%) tandis que la conjoncture parait tout à fait favorable en Espagne (+10,5%), aux Pays-Bas (+13,6%) ou encore en Pologne (+11,1%).

Quelques vicissitudes sont à signaler du côté des constructeurs. Le groupe Volkswagen continue d’asseoir sa domination, avec une progression trimestrielle de ses immatriculations de 5,1% et une progression d’un point de sa part de marché. La marque Peugeot s’est aussi révélée en forme sur le trimestre, avec une hausse des ventes de 9,4% tandis que Renault a connu une logique inverse (-2,3%). Les marques Ford (-15,5%), Fiat (-9,6%) et Nissan (-10,4%) ont aussi eu du mal à conquérir des clients européens en ce début d’année.