Les nouvelles lois, les restrictions, les hausses de tarif, …tout se passe généralement un 1er juillet. L’automobile n’échappe pas à la règle. A compter du 1er juillet 2016, les véhicules les plus anciens seront interdits dans la capitale. Une première en France. Le plan anti-pollution mené de front par Anne Hidalgo, maire de Paris, gagne donc du terrain. 
On vous (re)dit tout.

Les jours de semaines de 8 à 20 heures, les véhicules immatriculés avant le 1er janvier 1997 (Euro 1 inclus), ainsi que les scooters avec une première mise en circulation avant le 1er juin 1999 ne pourront plus circuler dans les rues de Paris intra-muros. Les utilitaires enregistrés après le 1er octobre 1997, quant à eux, pourront rouler dans la capitale librement comme les poids lourds immatriculés après le 1er octobre 2001. Les véhicules de collection ne sont pas concernés.


Pour l’instant, aucun automobiliste ne sera verbalisé s’il enfreint cette nouvelle règle. Dès le mois d’octobre 2016, ce dernier sera amendable de 35 euros.

Top 10 des immatriculations françaises entre 1990 et 1996
Modèle Volume
Renault Clio 1 1 232 472
Peugeot 205 731 447
Renault 19 717 524
Peugeot 106 576 091
Citroën AX 534 573
Ford Fiesta 501 212
Peugeot 405 476 087
Volkswagen Golf 3 448 726
Opel Corsa 437 095
Peugeot 306 421 727


La restriction vise 430 000 voitures et selon la Mairie, seulement 4 000 seraient exclues par jour. Le cabinet d’expert automobile Inovev et l’association 40 millions d’automobilistes contredisent ces chiffres. Respectivement, ils tablent sur plus de 500 000 autos ou 870 000 pour le deuxième.

Des vignettes mais un site Internet en panne...
D’après une étude menée par Autovisual, société qui observe le marché des annonces et référence les sites spécialisés - et qui fournit à L’argus des statistiques - 6,2% des annonces auto en France ciblent des VO immatriculés avant 1997. A Paris, il s’agit de près de 4,5%. La société estime donc que "la mesure de la mairie de Paris aura un impact limité sur le marché parisien du VO".

Christian Peugeot, président du CCFA a réagit pour ce premier jour de restriction, lors de la présentation du bilan semestriel des immatriculations en France : "Nous connaissons tous la vision autophobe de la mairie de Paris. Nous étions favorables à une mesure de renouvellement du parc, d'autant que la qualité de l'air s'améliore chaque année. Cependant, cette restriction est moins injuste que la circulation alternée selon les plaques".

Le droit de rouler est donc déterminé par l’âge des voitures. Afin d’être identifiées, un système de classement par vignettes rondes et de couleur, d’environ 4,5 euros, a été mis en place (lire l’article). L’objectif est de gérer la circulation. Mais, le site Internet, certificat-air.gouv.fr, qui délivre ces pastilles anti-pollution, a quelque peu été perturbé par différents problèmes techniques en ce jour de lancement. A 17 heures, aucune pastille ne pouvait être délivrée...