Il y a deux ans, le groupe PSA revenait en force en Iran avec la signature d’une première coentreprise avec Iran Khodro, le 21 juin 2016, suivie d’un second accord avec Saipa, signé le 6 octobre. Ce développement faisait suite à la levée des sanctions internationales contre l'Iran, le 16 janvier 2016. Dès lors, l’Iran figurait parmi les principaux leviers de croissance du groupe à l’international.

Finalement, suite au retrait américain de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, annoncé le 8 mai 2018, le groupe annonce qu’il a « commencé le processus de suspension des activités de ses coentreprises, afin de se conformer à la loi américaine d'ici le 6 août 2018 ». PSA précise qu’il est en contact avec les autorités américaines pour envisager une dérogation, et ce avec le support du gouvernement français. « Ce processus ne remet pas en question nos ambitions dans la région », ajoute le groupe.

Ce dernier indique « suivre attentivement l’évolution du contexte réglementaire et est en contact avec les autorités des pays concernés, afin de rester en conformité avec toutes les réglementations. Les activités du groupe PSA en Iran représentant moins de 1% de son chiffre d'affaires, ce contexte ne modifie ni les objectifs généraux du plan Push to Pass, ni les orientations financières actuelles ».

En 2017, le redémarrage des activités en Iran avait participé de la croissance des ventes du groupe français dans le monde.