L’usine de Vesoul de PSA va-t-elle abandonner la semaine de 35h pour 37h45 ? Pour l’instant rien acté mais la CGT veille au grain. Le syndicat de l’usine en Haute-Saône du groupe y est formellement opposé et dénonce une erreur dans la proposition de la direction : une demi-heure travaillée par jour supplémentaire payée moins de 15 minutes…ce plan ne passe pas.

En effet, le constructeur vient de proposer aux organisations syndicales, représentant ainsi 3 000 salariés, à travers « un accord local », de remettre en cause les 35 heures en augmentant le temps de travail effectif de 7,8%, soit de l’élever à 7h33 quotidiennes au lieu de 7h. Ce passage serait suivi d’une augmentation de salaires de 2,8% seulement.

Ainsi, la CGT souligne que ce projet entraînerait aussi la suppression de 150 emplois en CDI par an jusqu’en 2020. De son côté, PSA se défend. Selon lui, cette proposition vise à améliorer la productivité du site de Vesoul et à « assurer son avenir dans un environnement particulièrement concurrentiel » pour la fabrication et le stockage de pièces détachées, d’après un porte-parole. Selon les calculs de la direction, cela devrait faire gagner 5% de productivité au site.

Les salariés syndiqués de la CGT ont déjà réagi à travers la presse locale et nationale mais les négociations devront avoir lieu d’ici le 15 juin. Certaines organisations comme la FO et CFTC disent ne pas être contre. Depuis le jour de l'annonce, mardi 15 mai, plusieurs rencontres et réunions sont organisées par la direction pour tenter de convaincre les salariés. Si cet accord est validé, il sera appliqué dès le mois de septembre 2018. 

Mais la CGT rappelle que « PSA est fidèle à sa politique et qu’il ne perd pas de temps pour appliquer les nouvelles lois qui remettent en cause les droits collectifs des salariés comme la loi travail (loi Macron) et qui permettent à travers un accord local d’établissement de remettre en cause le temps de travail ».
Il s’agirait d’une première attaque annonçant une série d’autres attaques sur l’ensemble des usines de PSA.