Du mieux ! Tandis que seuls 3 VP Peugeot et 3 VP Citroën présentaient un bilan commercial positif en fin d'année dernière, les ventes ont repris de l'allant au premier trimestre 2018. Les résultats globaux ont toutefois peu de sens : les ventes d'Opel sont désormais comptabilisées avec celles des autres marques, ce qui ne permet pas une comparaison objective avec le premier trimestre 2017. Ainsi, les modèles de PSA (VP-VU) ont observé une progression de leurs ventes de 44,2% à 1 051 947 unités !

Mais si l'on excepte Opel, les ventes sont demeurées en hausse: +6,6% et 777 268 unités distribuées dans le monde. Peugeot a grimpé de 7% grâce à une 208 dont les ventes sont reparties (+7,4%), mais aussi et surtout grâce aux nouveautés. Le 3008 d'abord (+58%), le 5008 ensuite (22 471 unités supplémentaires). Les 2008 (-6,2%) et 308 (-6,3%) ont sans doute déçu, tandis que les 206 (+5,4%) et 405 (-1,5%) réservées au marché iranien ont atteint leur rythme de croisière.

Citroën aussi a su se montrer dynamique durant ces trois premiers mois de l'année. La marque a progressé de 6,4%, avec 254 768 immatriculations. Mais en réalité, le bilan commercial de Citroën s'est révélé positif grâce aux volumes réalisées par le C3 aircross (25 773 unités) et grâce au succès des VUL. Parmi les 15 934 véhicules supplémentaires vendus au premier trimestre 2018, 4694 sont le fait des VUL et de leurs dérivés en VP.  A noter que les deux VP stars de Citroën, à savoir la C3 et le C4 Picasso, ont fait état de bilans commerciaux en recul. Respectivement -2% et -18,9% pour ces deux véhicules.

La marque premium à la française a encore eu de la peine à s'imposer sur les différents marchés. DS a vu ses ventes chuter de 6,7%, avec 13 009 immatriculations. Seul le DS7 Crossback a présenté un bilan positif, étant donné qu'il n'était pas en vente voilà un an. Les DS4 et DS5, en fin de vie, ne sont désormais plus produites, contrairement à la DS3, qui continue l'aventure malgré une diffusion en retrait de 16,5% au premier trimestre.

Les marchés émergents n'ont enfin pas forcément été porteurs pour les modèles "low cost" de PSA : -35,2% d'immatriculations pour la Peugeot 301, -18,4% pour la Citroën C-Elysée.

Région par région, PSA (hors Opel) est parvenu à progresser sur tous ses marchés hormis sur le périmètre Moyen-Orient Afrique : +8,7% en Europe, +1,2% en Chine Asie du sud est, +11,8% en Amérique latine malgré des volumes en léger recul au Brésil, +33,6% en Inde et +10% en Eurasie. Sur ces deux derniers marchés, les volumes d'immatriculations sont toutefois demeurés très modestes.

L'intégration d'Opel a eu enfin un effet pervers pour le groupe PSA : renforcer la dépendance du groupe aux aléas du marché européen. Au premier trimestre 2017, 63,7% des ventes de VN étaient réalisées en Europe. Un an après, cette proportion atteint 73,2%.