Carlos Tavares, P-dg du groupe PSA l'avait annoncé pendant le Mondial de l'automobile en octobre 2016. Cinq mois plus tard, durant le salon de Genève, le groupe a décidé de tenir son engagement et de communiquer les consommations en usage réel de 1 000 modèles des marques Peugeot, Citroën et DS.
En parallèle de ces informations, les marques proposent aux automobiles d'affiner cette consommation en fonction de l'usage de leur véhicule.

Le protocole suivi lors de ces tests, s'inspire du projet Européen RDE "Real Driving Emissions", et mesure la consommation de carburant grâce à un équipement portable de mesure installé sur le véhicule. L'ensemble de ces critères ont été mis sur pied avec Transport & Environment (T&E) et France Nature Environnement (FNE).

Les mesures des 58 modèles ont été réalisées sur des axes routiers publics ouverts à la circulation (23 km en ville, 40 km sur route et 30 km sur autoroute) dans des conditions de conduite réelle (utilisation de la climatisation, transport de bagages et passagers, déclivités etc…). Ces mesures, qui aujourd'hui ne prennent en compte que le consommation (et donc le CO2) seront étendues dès l'été 2017 aux émissions de NOx, comme l'a affirmé Gilles le Borgne, directeur de la qualité et de l'ingénierie du groupe PSA, dans un communiqué.

Ce sujet tient à cœur le patron de PSA, qui regrettait lors du Mondial de l'automobile 2016 à Paris le discrédit jeté sur toute la profession, suite aux écarts de consommation relevés entre les tests d’homologation et la conduite en cycle réel :

« Je suis assez triste que nous ayons été le seul groupe au monde à avoir eu le courage de publier sur Internet, avec une ONF, Transport et environnement, nos consommations réelles observées à partir des cycles de conduite de nos clients. Si une entreprise veut assurer son avenir, elle doit se préoccuper de la confiance de ses clients. Je trouve dommage que les autres constructeurs ne nous aient pas suivis dans cette démarche. »

Le cycle de test, défini avec l’ONG, s’organise sous le contrôle du bureau Veritas. Cette annonce intervient quelques jours après la décision de la DGCCRF de transmettre à la justice les conclusions de son enquête menée sur les émissions des moteurs du groupe français.
PSA n'est pas le seul constructeur à voir son dossier transmis à la justice : Volkswagen, Renault et Fiat-Chrysler sont également concernés par cette mesure. Le 9 février dernier, Gilles Le Borgne s'était déclaré surpris et choqué par cette décision.

« PSA n'a jamais trompé personne, ni les autorités, ni ses clients, et nos voitures sont parfaitement conformes à la réglementation, et parmi les meilleures en terme d'émissions en conduite réelle », avait-il indiqué.