A chaque succès, son lot d’organisations. Afin de faire face aux ambitions commerciales pour le nouveau SUV Peugeot 5008, le groupe PSA a pris les devants.
A partir du mois d’avril 2017, le site de Rennes créera une nouvelle équipe entièrement dédiée à la production du véhicule. Un recrutement de 400 personnes en contrat temporaire est donc prévu avec l’objectif d’atteindre un volume annuel de plus de 100 000 véhicules produits sur les lignes rennaises (parmi les modèles produits, outre le 5008, l'usine assemble la Citroën C5, la Citroën e-Méhari et la Peugeot 508).

"Le Peugeot 5008 permet au site de Rennes de renouer avec la croissance, grâce à un travail qui a rendu le site plus performant et rentable. C'est une excellente nouvelle pour les salariés de Rennes et l'ensemble de la filière automobile régionale", appuie Maxime Picat, directeur Europe du groupe.

Replacer Rennes dans le dispositif industriel du groupe


Le site, où travaillent 2.700 personnes dont une centaine d'intérimaires, doit aussi produire à l'horizon 2018 un nouveau SUV, un Citroën dont le code industriel est C84.
L'attribution de ce nouveau véhicule à Rennes, où quelque 1 400 postes ont été supprimés dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi annoncé en 2012, avait été conditionné à la signature d'un accord, le "Contrat d'avenir pour Rennes", promettant une modernisation du site.

Le nouvelle équipe recrutée passera par la case formation par le biais d’un important dispositif en partenariat avec des entreprises de travail temporaires et des écoles métiers internes.

En fonction des acquis professionnels antérieurs, les intérimaires suivront un cursus allant de 100 à 200 heures de formation. Un Certificat de qualification paritaire de la métallurgie (CQPM) d’équipier autonome de production industrielle sera délivré après deux mois de pratique.

Selon PSA, "l'objectif de ce parcours est de permettre à chacun de s'intégrer dans les meilleures conditions possibles et de se constituer un socle de compétences validées par Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) au niveau national, offrant ainsi une reconnaissance de toutes les entreprises de la métallurgie".

Le renouveau de l’équipe vise également à replacer le site de Rennes dans la course avec la volonté de se moderniser et de s’inscrire durablement dans le dispositif industriel du groupe.