Travailler plus pour gagner un peu plus! Si tout se passe comme l’espère PSA, l’accord devrait être signé la semaine prochaine.

La direction de l'usine de Vesoul (70) souhaite faire entériner aux syndicats un projet d'augmentation du temps de travail : passage de 35 heures à 37h45 par semaine, contre une hausse de salaire de 3,1 %.

Le site de 3 000 salariés, centre mondial de pièces détachées de PSA, souhaite augmenter le temps de travail pour gagner en compétitivité sur son marché très concurrentiel de la logistique.

Incertitude du côté des syndicats


Aucun syndicat n'a cependant affirmé à ce stade qu'il signerait. FO, la CFE-CGC et la CFTC, qui sont favorables à ces dispositions sur le principe, vont à présent consulter le personnel.

"Il faut décortiquer le texte point par point", a commenté FO qui réclame également une prime de compensation, pour l'instant sans succès.

La CGT, opposée dès le départ, a confirmé qu'elle ne signerait pas cet "accord de casse des 35 heures", synonyme de "travail gratuit" dans la mesure où la hausse de salaire ne compensera pas celle du temps de travail de 7,8 %.

Avant de signer, la CFE-CGC attend des précisions sur le plan d'investissements évalué à plusieurs dizaines de millions d'euros jusqu'en 2021 qui accompagnerait l'accord.

Les salariés qui refuseraient seront licenciés


L'accord devra aussi préciser les embauches en compensation, qui pourraient concerner 75 personnes sur trois ans.

Les salariés qui le refuseraient seront licenciés, "c'est 37 h 45 ou la porte", a critiqué la CGT.

Cette menace de licenciement est en fait une disposition de la réforme du Code du travail, les ordonnances Macron, pour les nouveaux accords de performance collective.