Dans le cadre de son étude, le spécialiste CarGarantie a passé au crible 750 349 garanties pour voitures d’occasion et 229 898 garanties pour voitures neuves ont été analysées. D’une durée de 12, 24 ou 36 mois, ces garanties, arrivées à échéance en 2017, couvrent l’ensemble des marques et des modèles. Après une stabilisation en 2016, la nouvelle étude révèle les coûts moyens de réparation sont repartis de plus belle à la hausse en 2017, sur les véhicules d’occasion comme sur les véhicules neufs.

L’an passé, la moyenne des frais de réparation s’est élevée à 514€, contre 502€ en 2016, soit « la plus forte progression de ces dernières années » observe le garantisseur.  « Les voitures neuves disposent de systèmes d’assistance de plus en plus sophistiqués qui facilitent nettement la conduite quotidienne. Toutefois, en cas de panne, la réparation d’un groupe de pièces complexes requiert également une plus grande charge de travail. Au fil du temps, des composants de plus en plus modernes sont également présents sur les véhicules d’occasion. Ceux-ci sont plus souvent sujets à des pannes de pièces coûteuses, ce qui entraîne une augmentation considérable des coûts dans les deux domaines », analyse CarGarantie.

Le moteur le plus cher à réparer


Sur les véhicules d’occasion, le moteur demeure de loin l’élément le plus onéreux (24,2% du montant d’un sinistre ; +1,3%). Il est suivi, comme les années précédentes, par le circuit d’alimentation (turbocompresseur inclus) et la boîte de vitesses, qui représentent respectivement 17,7 % (-0,4%) et 11,7% (-0,2%) des dépenses. L’installation électrique et la climatisation arrivent en 4e et 5e position. 

Pour les voitures neuves, c’est le système d’alimentation qui se place en première position, pesant 20,3% du montant d’un sinistre. En augmentation de 3,1 % par rapport à 2016, le moteur se hisse à la 2e place avec 18,9 % des coûts. A la troisième place, la boîte de vitesses enregistre un recul de 1,4 % pour passer à 12,3 %.

Le circuit d’alimentation le plus touché


En analysant la fréquence des réparations par groupes de pièces sur les véhicules d’occasion, c’est le circuit d’alimentation qui est le plus touché (19,7 % des réparations), suivi par le système électrique (17,3 %) et le moteur (11,2%). « Plus d’un sinistre sur dix est donc une panne de moteur – cependant, celle-ci représente presque un quart des frais engagés », résume CarGarantie.

Pour les voitures neuves, le système d’alimentation en tête (22,3 %) et l’installation électrique (18,1 %) restent les éléments les plus sujets aux réparations. A la 3e place, l’électronique de confort (8,8 %) passe devant le système de refroidissement (8,7% ; -2,6%).

Enfin, en analysant le kilométrage, CarGarantie informe que la part des sinistres survenant avant 15 000 kilomètres a augmenté par rapport à 2016. Avec un taux de 33,2 % (31,7 % en 2016), un tiers des sinistres survient pendant les 5 000 premiers kilomètres. Pour les voitures neuves, la tendance reste sensiblement identique. Dans 30,3 % des cas, le sinistre intervient au cours des 25 000 premiers kilomètres (31,7 % en 2016).

De manière générale, les sinistres surviennent plus vite tant pour les voitures d’occasion que les voitures neuves : 83,3 % des voitures d’occasion (81,7 % en 2016) et 54,9 % des voitures neuves (48,9 %) ont dû bénéficier de prestations de garantie durant la première année suivant le début de la garantie.