Après un relatif passage à vide en septembre, le marché européen a repris des couleurs en octobre avec une avancée de 5,9% à 1,2 million d’unités.

Cette dynamique provient surtout de trois grands marchés, la France (+13,7%), l’Italie (+7,1%) et l’Espagne (+13,7%).  L’Allemagne réalise une performance un peu moins flamboyante (+3,9%) alors que le Royaume-Uni, partant de sommets historiques, accentue son reflux amorcé il y a quelques mois. Au cumul des dix mois, la hausse du marché européen n’est que de 3,8%.

Rapide érosion du diesel en Allemagne et au Royaume-Uni


En France, le marché a bondi de 13,73% à 176 504 voitures. Cette envolée résulte à la fois d’un plus grand nombre de jours ouvrés (22 jours, contre 21 jours en 2016) et d’une forte utilisation des canaux « business » par les marques.

En Espagne, les ventes de VN ont progressé de 13,7% en octobre. Remarquons qu’en Catalogne, bouleversé par le mouvement indépendantiste, la hausse n’est que de 4,6%. Mais faut-il y voir un lien de cause à effet ?

En Italie, le redressement se poursuit avec moins d’à-coups. Après un bon mois de septembre (°8, 1%), c’est encore une belle performance qui est en enregistrée (+7,1%).

En Allemagne, les immatriculations de voitures neuves ont progressé de 3,9%, après s'être repliées de 3% en septembre. C’est sur ce marché de le reflux du diesel est le plus marqué. En octobre, les ventes de véhicules roulant au gazole se sont effondrées de 17,9%, elles ne représentent plus qu’un tiers des livraisons totales. Les véhicules à essence ont de leur côté vu leurs ventes croître de 18,8%, avec une part de 60,9%.

Au Royaume-Uni, les immatriculations chutent de 12,2% avec un plongeon de 30% pour le diesel. En cause, la moindre confiance des entreprises et des consommateurs. De nombreuses incertitudes entourent le processus de Brexit, prévu fin mars 2019 mais dont les négociations sont difficiles entre Londres et Bruxelles. Ce manque de clarté, notamment sur la possibilité d'une période de transition pour atténuer le choc, pèse sur le moral des éventuels acheteurs, qu’il s’agisse des particuliers (-10%) ou les entreprises (-13%).

Renault et Peugeot en bonne forme


Aidées par la bonne tenue de leur marché national, les marques Renault (+ 16,6%) et Peugeot (+17,4%) affichent les performances les plus flatteuses. La marque Volkswagen continue de peiner (+2,2%), alors que ses marques sœurs Skoda (+10,6%) et Seat (+21%) s’envolent portées par leurs nouveaux SUV.

Ford reste dans le marché (+5,8%). Toyota poursuit sa conquête (+21,9%) alors que son compatriote Nissan fléchit (-4,7%).

Dans le haut de gamme allemand, Mercedes conforte sa place de leader (+ 7,7%), devant Audi qui fléchit (-1,5%) et BMW qui s’effondre (-9,2%).

Remarquons que PSA intègre les 68 552 Opel et Vauxhall immatriculées en octobre, ce qui génère un bond arithmétique de 74% et vaut au groupe une part de marché de 16% (contre 9,7% en octobre 2016). Il reste cependant très loin du leader, le groupe Volkswagen (24,7%).