Le constructeur français est en train de décoller en Chine. En 2016, après le lancement Kadjar, premier véhicule produit localement par sa co-entreprise avec Dongfeng, il avait vu ses ventes s’envoler de 50,8% sur un marché en hausse de 14%. Renault avait achevé l’année dernière avec un portefeuille de 10 000 commandes de Koleos engrangées en deux mois.

Fort de cette dynamique, la marque au losange a commencé 2017 sur les chapeaux de roue. Dongfeng Renault a vendu plus de 20 000 véhicules au premier trimestre, en ligne avec ses prévisions annuelles.

La coentreprise a écoulé 12 660 exemplaires du nouveau Koleos et 7 595 du Kadjar, soit un total de 20 255 unités. La coentreprise compte vendre plus de 60 000 véhicules sur l’ensemble de l’année sur un marché chinois prévu en progression de 5%.

Petit marché deviendra grand


Cette année, la Chine restera un « petit » marché pour Renault qui n’apparaîtra sans doute pas encore dans le Top 15 de ses plus grands marchés. A titre d’indicatif, en 2016, son 14ème marché, le Maroc, totalisait 61 726 véhicules, et le 15ème, l’Algérie, 61 249 unités.

A plus long terme, Renault nourrit de bien plus grandes ambitions pour l'Empire du Milieu. Il envisagerait notamment d'y commercialiser une version électrique de la Kwid.

Prudent, Renault n’a pas annoncé de chiffres officiels d'objectifs en Chine à terme, mais « il est normal qu’à terme, notre pénétration en Chine soit équivalente à notre part du marché mondial », assure Carlos Ghosn.


Sachant que Renault détient aujourd’hui 3,5 % du marché mondial et que le marché chinois pourrait atteindre 25 millions de véhicules en 2020, on devrait en déduire que le constructeur français pourrait vendre à terme quelque 800 000 véhicules en Chine.