Carlos Ghosn a toujours su retourner les situations les plus complexes, l'assemblée générale des actionnaires du 15 juin n'a pas dérogé à la règle. Tandis que tout le monde s'attendait à un scandale sur les émoluments du super-PDG, Carlos Ghosn a annoncé qu'il s'attendait à voir le groupe passer à la première place mondiale d'ici cet été ! "Nous prévoyons d'occuper la première place de ce podium à la mi-année, même si ce n'était pas notre objectif" a t-il fait savoir depuis le palais des Congrès à Paris.

Le groupe Renault est en effet plutôt en bonne forme depuis le début de l'année. D'abord grâce à l'Europe. Le Vieux continent, qui n'était plus qu'une terre brûlée pour les constructeurs voilà moins de dix ans, a généré 5,9% de ventes en plus pour Renault sur les cinq premiers mois de l'année, soit 52 847 unités supplémentaires. Grâce à l'Iran, ensuite. Ce pays, qui vient à peine de reprendre le commerce avec l'occident, a permis d'écouler 30 843 véhicules de plus sur les cinq premiers mois de l'année (+121,1%). Une situation logique, puisque l'activité de Renault y a redémarré l'an dernier.
Dans une moindre mesure, la Chine aussi a apporté son lot de satisfactions à Renault, avec +302% et 22 785 véhicules de plus diffusés depuis le début de l'année. Enfin, la Russie (+17 340 ventes) et l'Argentine (+ 15 371 immatriculations) sont loin d'avoir déçu.

Nissan n'est pas en reste. La marque japonaise a, sur le premier trimestre 2017, diffusé 100 000 voitures de plus qu'au premier trimestre 2016. Une croissance portée par l'Amérique du nord (+26 000 ventes), l'Europe (+21 000) et surtout...la Chine (+34 000).
A l'opposé en revanche, Mitsubishi continue de perdre ventes et parts de marché dans la plupart des régions du monde.