Comme pour faire écho à l’année précédente, Renault veut renouveler son opération de recrutement de masse en 2016. Le constructeur compte embaucher de nouveau 1 000 personnes en CDI en France sur toute l’année, mais aussi 1 000 apprentis.
Cet élan provient de l’accord  de compétitivité signé en 2013 - Contrat pour une nouvelle dynamique de croissance et de développement social de Renault en France - et surtout de ses excellents chiffres sur l’exercice 2015. Carlos Ghosn, PDG du groupe Renault, salue cette compétitivité : «Nous avons garanti l’activité dans nos usines françaises. Elle a permis une augmentation importante de nos volumes de production, à plus de 660 000 véhicules, soit 24% de plus qu’en 2014 (31% de plus qu’en 2013), ce qui se traduit par des nouvelles embauches. Un accord gagnant, nouvelle illustration de la vitalité du modèle social de notre groupe.»

Selon Renault, la campagne d’embauches se concentrera sur les projets industriels et technologiques liés aux véhicules autonomes et aux énergies alternatives. Les recrutements se feront à 50% dans les usines, le reste au sein de l’ingénierie et des secteurs tertiaires.

Une annonce qui laisse cependant la CGT de Renault perplexe. Pour ce syndicat, ces embauches sont bien évidemment escomptées mais il aurait voulu être informé au préalable afin de notifier certains points. « Comme celles de l’an passé, ces embauches n’effaceront pas la saignée des effectifs depuis la signature de l’accord compétitivité  du 13 mars 2013, et ne suffiront pas à combler le manque d’effectifs que nous connaissons dans tous les secteurs de l’entreprise et pour toutes les catégories professionnelles » peut-on lire dans un communiqué.

D’après les chiffres de la CGT Renault, Renault a perdu plus de 5 000 salariés soit 15.7% de l’effectif général en trois ans. Et ce, malgré les 1 000 embauches intégrées en 2015, « ce qui explique l’incapacité de l’entreprise à répondre à la demande, au renouvellement de la gamme en temps et en heure et une dégradation accrue des conditions de vie et de travail ». Si la production et les ventes augmentent dans une vision à long terme, « le groupe devrait développer, par la même occasion, les emplois » souligne la CGT.