Si les tendances et les perspectives sont au beau fixe pour les ventes de camions neufs, il en va différemment pour les véhicules d’occasion. « Le marché est atone en Europe mais également en Afrique et au Moyen Orient », informe Bruno Blin, président de Renault Trucks. Avec 6 846 camions d’occasion facturés en 2017, le constructeur français est parvenu à maintenir ses volumes par rapport à l’exercice 2016. Malgré des chiffres en berne, il a décidé de faire de ce marché un axe de développement stratégique. Après avoir ouvert à Dubaï et Budapest des centres dédiés aux véhicules d’occasion, Renault Trucks a ouvert en fin d’année dernière, au sein de son site industriel de Bourg-en-Bresse, un atelier de transformation pour les VO, baptisé Used Trucks Factory.

Dans cet atelier, les mécaniciens transforment des tracteurs des gammes T et premium route en porteurs et des camions longue distance en véhicules d’approche chantier. Les produits réceptionnés sont âgés de moins de cinq ans. Au total, 230 véhicules industriels d’occasion ont été transformés en 2017. Sur une année pleine, Renault Trucks se fixe pour objectif d’atteindre les 1000 unités.

Avec cet atelier, le constructeur entend pallier la pénurie de porteurs et de camions d’approche chantier en d’occasion et apporter une offre diversifiée répondant aux attentes de des clients. 

En parallèle, il vient de lancer une plateforme en ligne, used-renault-trucks.com, spécialement dédiée pour les transactions de camions d’occasion. Un outil qui deviendra un site d’e-commerce à horizon 2020.


Solide performance sur le plus de 16 tonnes en Europe



Les ventes de véhicules de seconde main restent toutefois marginales au regard du volume de camions neufs écoulés. En 2017, Renault Trucks a totalisé 49 930 facturations au global, soit une progression de 4% par rapport à 2016. Dans le détail, le constructeur a facturé 23 635 unités Europe, dont 21 409 France, et 4 886 véhicules en dehors du vieux continent (Afrique et Moyen Orient principalement).

En Europe, sur le segment des plus de 6 tonnes, les volumes facturés ont augmenté de 7,7%, élevant sa part de marché à 8,4% (+0,5 point). Celle-ci affiche 6,5% sur le segment 6-16t (-0,1 point) et grimpe à 8,7% sur le plus de 16t (+0,6pt). En revanche, les facturations se sont contractées de 4% l’an passé à l’international. En cause, « l’introduction de quotas d’importation en Algérie », explique le constructeur.

Enfin, Renault Trucks a enregistré l’an passé une hausse de son chiffre d’affaires pièces de rechange de 2,6 %.