Avec l'Algérie, Carlos Ghosn, patron de Renault, souhaite un second pôle de production au Maghreb.Le dossier algérien de Renault avance doucement. L'Algérie et Renault vont signer à la mi-septembre un pacte d'actionnaires pour la création d'une société commune destinée à la construction d'une usine dans le pays.

Cette usine serait construite dans l'ouest de l'Algérie.
 

Le pacte d'actionnaires qui sera signé, doit définir la stratégie de l’entreprise, les conditions du partenariat entre l'Algérie et Renault et la répartition du capital.
 

L'Algérie -- via la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) et le Fonds national d'investissement -- détiendra 51% du capital de cette société et le groupe Renault les 49% restants.

La fabrication des véhicules Renault devrait débuter 14 mois après la création de la société mixte et non 18 mois comme initialement prévu.


Renault, qui négocie depuis plus de deux ans l'implantation d'une usine en Algérie, a signé le 25 mai avec les autorités un protocole d'accord.
 

Les discussions traînent en longueur car les deux parties sont en désaccord sur le lieu d'implantation. Alger privilégie le site de Jijel, une ville portuaire située à 350 km à l'est d'Alger, pour des raisons d'aménagement du territoire. Renault préfère la banlieue de la capitale où il est plus facile de trouver de la main-d'oeuvre qualifiée.


Finalement, Alger a proposé la zone industrielle de Oued Tlelat, dans la région d'Oran, 430 km à l'ouest d'Alger.


Renault compte produire 25.000 véhicules par an dans un premier temps et 75.000 unités trois années après le début de la production.