Renault entend bien garder sa place de leader sur le secteur du véhicule électrique. Il s'en donne les moyens.

Le constructeur va ainsi investir plus d'un milliard d'euros en France d'ici à 2022 pour développer et produire des véhicules électriques (VE). Son outil industriel pour VE prendra une nouvelle dimension.

Le groupe fabriquera des voitures électriques dans son usine de Douai à partir de 2021. Ces modèles seront construits sur une nouvelle plateforme électrique, issue de son alliance avec Nissan et Mitsubishi. Le site de Douai produit actuellement les voitures haut de gamme Espace et Talisman ainsi que le Scenic.

Une nouvelle plateforme de l'Alliance pour Zoé


L’usine de Flins, qui bénéficiera également d’une nouvelle plateforme électrique en 2019,  verra sa capacité de production passer de 60 000 à 120 000 Zoé par an d’ici à 2022, c'est-à-dire au terme du plan stratégique "Drive The Future". L'an dernier, les capacités de Flins se limitaient à 40.000 véhicules annuels.

Le site de Maubeuge qui produit la fourgonnette électrique, Kangoo, bénéficiera aussi d’investissements.

Renault va également tripler les capacités de production de moteurs électriques à Cléon (Seine-Maritime) où il introduira un moteur de nouvelle génération en 2021. Les capacités passeront de 80.000 à 240.000 moteurs par an d'ici à 2022.

Des usines plus productives

"L'accélération de nos investissements en France pour le véhicule électrique va permettre d'améliorer la compétitivité et l'attractivité de nos sites industriels français", a déclaré Carlos Ghosn.

Renault a affiché l'an dernier une hausse de 38% de ses ventes de véhicules électriques en Europe. La Zoe a progressé de 44% à 32 000 exemplaires, représente près du quart des ventes de voitures électriques en Europe.

L'annonce de ces investissements intervient à la veille d'une assemblée générale des actionnaires de Renault qui doit confirmer Carlos Ghosn pour un nouveau mandat de PDG de quatre ans au terme duquel Carlos Ghosn n’ira peut-être pas.

Cet investissement dans le développement et la production de véhicules électriques vise à préparer l’accélération du déploiement à venir de modèles non thermiques, indispensable pour répondre au durcissement des normes européennes de CO2 et aux limitations croissantes de la circulation en ville.