La marque au losange a commercialisé 5 191 Zoé sur le premier trimestre, soit un bond de 57,9 % par rapport à la même période de l’an passé. Le 24e modèle le plus vendu en France en 2017 représente environ 70 % des  voitures électriques commercialisées dans l'Hexagone. « Nous ne sommes plus sur un marché de niche aujourd’hui », juge Guillaume Berthier, directeur commercial et marketing monde des véhicules électriques chez Renault. Et d’illustrer ses propos : « En 2017, Renault a commercialisé plus de véhicules électriques en France que DS de voitures thermiques ». Environ 60 % des ventes de Zoé se concrétisent à particulier, et 70 % des acheteurs optent pour une offre de location (LOA) sur trois ans.

VE d’occasion, la crainte de la « patate chaude »


Renault évalue le prix d’une Zoé d’occasion de trois ans, affichant 36 000 km au compteur, autour de 10 000 €, soit 7 000 € à 8 000 € moins cher que le prix d’accroche du modèle neuf bonussé. « Il y a encore peu de véhicules d’occasion électriques sur le marché, ce qui renforce la perception d’un véhicule cher, or ce n’est pas le cas. D’ailleurs, nos distributeurs ne rencontrent pas de problème pour les revendre », souligne Guillaume Berthier. Toutefois, faute de référentiel sur le prix d’un VE d’occasion, et pas crainte de se retrouver « avec une patate chaude », certains préfèrent s’en séparer rapidement à moindre prix. « Il est vrai que nous observons parfois des écarts de prix allant de 2000 à 3000 euros sur un même modèle », constate le dirigeant. 

Fluidifier le marché des VO électriques


Renault occasion électrique Zoé
Renault a créé un programme occasion spécifique pour les véhicules électriques.
En 2016, Renault a commercialisé 500 véhicules électriques d’occasion (principalement des Zoé), un chiffre qu’il entend multiplier par quatre en 2017. « Nous travaillons justement pour structurer et fluidifier le marché, cela passe par l’accompagnement et la formation des professionnels et le développement d’offres, précise le dirigeant de Renault. Beaucoup d’acheteurs recherchent des véhicules d’occasion essence, or l’offre se compose encore majoritairement de modèles équipés de moteurs diesels. Aussi, je pense qu’il existe une vraie opportunité pour les occasions électriques ».

Si le taux de conquête sur la vente de véhicules électriques est très fort, il apparaît en revanche encore complexe pour les réseaux de reprendre des véhicules électriques d’autres marques. « Nous n’avons pas encore les moyens techniques d’évaluer l’état et la performance des batteries d’un véhicule électrique d’une marque concurrente », explique Guillaume Berthier. Sur les Zoé d’occasion (22kWh), il faut débourser 49 € par mois pour la location des batteries, soit 10 € de moins que sur l’achat d’une Zoé neuve.