Un SUV et ça repart. C’est la recette du moment chez pas mal de constructeur. La marque espagnole du groupe Volkswagen en fait l’agréable expérience depuis huit mois avec l’Ateca. Le chiffre d’affaires moyen des concessionnaires Seat a grimpé de 13%, à 7 263 k€, la rentabilité s’est établie à 0,9 % (+0,1 point) et le prix moyen de vente est passé de 18 000 € en 2015 à 20 000 € l’an passé.

« Rarement nous avions observé un tel lancement, confie un distributeur. Il a été parfaitement orchestré par Seat avec des opérations locales relayées par une communication intensive. La marge unitaire a explosé, chose que nous n’avions pas vu depuis longtemps ».

Ce premier SUV, qui sera suivi de l’Arona en novembre 2017, a ainsi permis à Seat d’attirer de nouveaux clients. Revers de la médaille, la production n’arrive pas à suivre la demande et les distributeurs déplorent des délais très longs, 4 mois pour l’un et dix mois pour un autre.

« Mais cette problématique sera réglée dans les prochains mois, espère Marc Pisano, président du groupement. Le réseau est gonflé à bloc et ce d’autant plus que nous aurons 4 nouveaux produits en 2017, ce que nous n’avions jamais vu auparavant chez Seat ». Les nouvelles générations d’Ibiza et de Leon, dont les fins de vie se révèlent assez compliquées, sont vivement attendues.

« Le segment de la Leon s’essouffle et nous avons du mal à prendre le relais sur le canal des loueurs en raison de son positionnement concurrentiel faible », note un distributeur. Autre petit bémol, le taux de couverture moyens des frais fixes par l'après-vente reste, qui s'est établi à 51 % l'an passé (+0,4 %), se situe toujours la fourchette basse, et surtout très en-deçà du taux affiché en 2014 (64,5 %).

Mais, globalement, la confiance est  plus que jamais de mise au sein du réseau de la marque espagnole.