Selon les données délivrées par Volkswagen France (le groupement n’a pas répondu à nos sollicitions), la rentabilité moyenne du réseau est restée stable à 0,9 %. Une performance insuffisante sachant qu’une bonne partie des réseaux de marque a vu sa rentabilité progresser l’an passé en France (18 sur 25 précisément). Le chiffre d’affaires moyen par concession a également reculé (-8,2 %), pour se situer à 22,03 millions d’euros.

« Entre l’histoire du NOx et un renouvellement produits assez faible, pour nous, cela a été très dur l’an passé. De plus, il existe une vraie lourdeur et complexité dans les process qui génèrent des coûts indirects difficilement supportables, réagit un dirigeant qui représente les marques du groupe Volkswagen. En revanche, j’ai été très agréablement surpris pas la performance du Tiguan dont les finitions les plus hautes ont progressé de façon considérable, ce qui constitue un indicateur très intéressant. Cela, associé à la baisse des ventes de Polo (le nouveau modèle arrivera en juin 2017), a contribué à la hausse de notre prix moyen de vente (brut), qui est passé de 20 657 € à 21 750 € ».

Croissance attendue en 2017


Le taux de couverture moyen des frais fixes par l’après-vente, qui s’est établi à 73,3 %, a perdu en un an 4,3 points. Si les entrées en atelier ont augmenté chez les distributeurs en 2016, c’est en partie le fait de la mise à jour des logiciels. « Peut-être que les résultats aujourd’hui ne sont pas à la hauteur des ambitions que la marque s’étaient fixées avant l’affaire, mais les dégâts sont minimes au regard des campagnes médiatiques qui se sont multipliées sur le sujet. D’ailleurs, nous observons que les prises de commandes diminuent quand la médiatisation du NOx augmente. Il existe une vraie corrélation, et uniquement pour la marque Volkswagen », observe le patron d’un groupe multimarque.

« Pour notre part, la rentabilité s’est située en dessous de la moyenne nationale mais cela s’explique principalement par un gros investissement immobilier, confie un autre dirigeant, qui se montre assez optimiste pour 2017 « car, d’une part, l’affaire Volkswagen va s’estomper, et, d’autre part, 2017 sera une année de volume avec la Polo ». Selon lui, une marque comme Volkswagen se doit d’avoir en France une rentabilité autour de 1,2 %.

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