La rentabilité du réseau Audi s’est élevée à 1,65 %-1,7 % en 2016, en légère hausse par rapport à 2015 (1,6 %). Le réseau a enregistré une croissance de 10 % du volume de ventes tandis que le prix moyen a atteint 39 000 €, contre 37 500 € il y a deux ans. L’année parfaite? Pas complètement, si l’on en croit Franck Ropert, le président du groupement : « Notre rentabilité n’est pas pleinement satisfaisante car, d’une part, elle reste inférieure à celle des marques premiums concurrentes, et, d’autre, part, nous nous attendions à ce qu’elle soit plus proche des 2 % compte tenu de la croissance de nos ventes, 2 % restant l’objectif que nous nous sommes fixés avec Audi France et la maison-mère en 2018 ».

Comment expliquer alors ce bilan mitigé ? « Afin de défendre nos parts de marché, nous avons dû faire plus de remises aux clients particuliers, aux sociétés et aux loueurs, ce qui a détérioré notre marge contributive. Nous sommes quelque peu tenus de suivre cette politique commerciale si nous voulons percevoir nos marges arrières en fin d’années, qui sont conditionnées par le volume », explique Franck Ropert. En 2016, le chiffre d’affaires moyen d’une affaire Audi a affiché 33 344 €, soit une hausse de 4,5 %.

Vigilance sur les marges


« Autant nous avons été agréablement surpris d’atteindre les objectifs de volume compte tenu du renouvellement tardif de certains produits, comme l’A3 qui est un modèle important, autant la rentabilité a été mise à mal par cette politique de remises plus importantes, d’opérations commerciales et des bonus derrière plus difficiles à atteindre, confie un dirigeant du Sud-Ouest. Par ailleurs, nous n’avons pas observé l’augmentation attendue sur la partie pièces et services, avec des marges très bataillées sur la pièce de rechange. Nous devons donc rester très vigilants sur les marges au regard des investissements requis chez Audi ». Le taux de couverture des frais fixes par l’après-vente a gagné un point par rapport à 2015, pour se situer à 68 %.

Si les prises de commandes sur les premiers mois de l’année 2017 se révèlent plutôt satisfaisantes, le réseau anticipe une croissance des ventes qui sera néanmoins inférieure à l’an passé. Pour aller chercher les 2 % de rentabilité, les distributeurs misent sur une hausse des marges contributives services, liée à la hausse du parc circulant, ainsi que sur les activités VO et le financement.