La rentabilité moyenne du réseau privé Peugeot est restée stable l'an passé par rapport à 2015 : 1,3 %. De l’avis des distributeurs, 2016 est une très bonne année, car si le pourcentage de rentabilité est resté identique, le chiffre d’affaires a, lui, progressé et, au final, les comptes se sont bien améliorés. « Nous vivons une bonne période chez Peugeot, nous surfons sur la vague du 3008. Nous pensons d’ailleurs que le chiffre d’affaires et la rentabilité 2016 serviront de référence pour les années à venir », avance François Mary, président du groupement des concessionnaires.

Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes : le mix des ventes a progressé et l’ensemble a contribué à la croissance du réseau. « Nous nous sommes bien battus sur l’après-vente. Le marché VN est épanouissant. La marque Peugeot sort des modèles à succès auprès des entreprises et des particuliers. Et l’activité de financement, grâce aux offres de LOA, participe largement à notre résultat. C’est véritablement un contexte favorable », remarque ce distributeur.

Incertitudes sur la pièce et le VO


Les trois piliers d’une concession sont en croissance. En effet, en plus du VN, le VO s’est bien développé et l’après-vente s’est redressée. Pour autant, les 76 investisseurs du réseau (la concentration se poursuit) ne signent pas un chèque en blanc à la marque. « Nous sommes toujours en période de préavis pour notre activité pièces de rechange et la constitution du réseau de plateformes, commente un distributeur. Il est encore trop tôt pour déterminer les gagnants et les perdants de ce nouveau système. »

Même constat pour le VO sur le terrain, où le réseau ne remarque encore ni changement positif, ni changement négatif : « C’est vrai que le rachat d’Aramis n’a pas nui à nos intérêts. Mais cela a quand même créé des tensions avec le réseau. Si un constructeur investit, mieux vaut qu’il le fasse dans son réseau quand même ! ».