Le réseau Fiat Chrysler Automobiles a affiché en 2017 une rentabilité avant impôt moyenne de 1,2 %*, soit un montant de 202 000 euros (1,1 % ; 160 000 € en 2016). Le chiffre d’affaires moyen d’une concession s’est élevé à 17,47M€, en nette hausse par rapport à 2016 (14,95€). Selon le constructeur, une concession sur cinq n’a pas atteint l’équilibre en 2017 (19,7%), c’est mieux qu’en 2016 (23,8 %). Par ailleurs, le taux de couverture des frais fixe est resté stable à 44,2%, mais demeure sous la barre des 50%.

« Globalement, nous avons réalisé une bonne année 2017, aussi bien au niveau des volumes que de la rentabilité, qui se situe à 2% au sein de nos affaires, confie ce dirigeant, qui représente Fiat, Alfa Romeo et Jeep via deux points de vente. L’arrivée de la gamme Tipo, qui nous permis de nous repositionner sur un segment important avec un produit affichant un prix attractif, a clairement été un plus. Le modèle représente près de 25% de nos ventes. Jeep et Alfa Romeo ont également fortement contribué à notre rentabilité, notamment avec l’arrivée du Stelvio pour la seconde ».

« L’exercice a été globalement satisfaisant, complète ce dirigeant du sud de la France, qui annonce une rentabilité de 1,2 % en moyenne selon les affaires. Notre chiffre d’affaires a grimpé de l’ordre de 10%, il a crû sensiblement chez Alfa Romeo, et dans une moindre mesure chez Fiat ».

La prime à la conversion dope les petits modèles


Les Fiat 500, 500X et Tipo représentent aujourd’hui près de deux tiers des ventes de Fiat en France. Sur ce début d’exercice, la dynamique est entretenue par l’opération « bonus €coFiat », qui favorise principalement les ventes de Panda et Punto. Contrairement à 2017, l’année sera relativement calme sur le plan des nouveautés (Jeep Wrangler fin 2018). Le réseau devra miser sur quelques restylages, à l’image des Cherokee, Renegade chez Jeep, et de la Fiat 500X pour Fiat. Mais plus que le plan produits, c’est la politique commerciale qui inquiète ce distributeur : « le constructeur a opéré en décembre un plan de déstockage, chose assez classique en fin d’année, sauf que celui-ci n’était pas assorti des traditionnelles primes ou bonus. Pour résumer, il n’y avait pas la carotte habituelle derrière mais plutôt un bâton, en l’occurrence une minoration des aides commerciales pour ceux qui ne jouaient pas le jeu. Environ 70 % ont participé à l’opération mais nous avons fait savoir que cela ne nous convenait pas ».

*Dans notre édition papier (L'argus n°4528), nous avons communiqué une rentabilité moyenne et provisoire de 0,9 %, sur la base des retours du terrain, finalement inférieure à celle communiquée par le groupe.