La rentabilité du réseau Skoda s’est élevée à 1,46 % l’an passé, contre 1,15 % en 2016 et 0,9 % en 2015. « Les distributeurs ont beaucoup investi dans leurs structures, mis plus de moyens et ont augmenté leur visibilité », nous expliquait en début d’année Lahouari Bennaoum,ex-directeur de Skoda France, qui vient de prendre les rênes d’Audi France. Les distributeurs ont profité de la hausse notable du prix moyen de vente (catalogue), qui s’est élevé à 26 000 euros (22 200 € en 2014). Cette augmentation découle à la fois d’un mix de ventes davantage orienté sur les « gros » véhicules et d’une pénétration plus forte des finitions haut de gamme (Style et Laurin & Klement), qui représentent plus de 70 % des ventes sur Kodiaq et Superb.

En 2018, les SUV devraient représenter un tiers des livraisons de Skoda. « En plus de booster nos ventes, les SUV ont permis de donner un éclairage nouveau à la marque et de faire découvrir aux clients l’ensemble de notre gamme. La Superb et l’Octavia profitent également de cette belle dynamique », souligne ce responsable des ventes, dont l’affaire a dépassé de 70% ses objectifs annuels en 2017.

Les sociétés et le VO en relais


« Nous avons enregistré une croissance de près de 15% de nos ventes aux sociétés grâce aux deux SUV mais également à l’Octavia, appuie un dirigeant du sud-ouest, qui pointe un autre levier de croissance. Historiquement, et contrairement au réseau Seat qui a très vite joué le jeu du label Das Welt Auto, le réseau Skoda n’a jamais été très actif sur l’activité occasion. Les choses commencent à changer et naturellement nous en récoltons les fruits en termes de rentabilité. Clairement, les voyants sont au vert au sein de la marque. Nous avons observé un vrai virage favorable, tant sur le plan commercial qu’au niveau de l’image, fin 2016, début 2017 ».

Seul petit bémol rencontré, les délais d’attente. « Nous avons eu jusqu’à 10 mois d’attente sur certains modèles. La marque a fait les efforts nécessaires fin 2017 et nous sommes descendus sur des délais de quatre mois au maximum, ce qui est beaucoup plus acceptable. Par ailleurs, Skoda a communiqué un peu trop rapidement dans ses publicités sur certains équipements, qui ne sont pas encore disponibles », regrette ce distributeur.

« Cette problématique des délais est un peu frustrante car nous risquons de perdre des ventes. Pour l’instant, nous nous en sortons car le client Skoda est prêt désormais à patienter plusieurs mois, ce qui n’était pas le cas il y a encore quelques années », relativise le dirigeant du sud-ouest, qui revendique une rentabilité moyenne autour de 1%.

En France, une concession Skoda commercialise entre 150 et 200 VN en moyenne et entre 130 à 140 VO. Le chiffre d’affaires moyen s’est élevé à 10,3 M€ d’euros (contre 8,35M€ en 2016).