Nos confrères du journal Actu.fr rapportent que des concessionnaires ont décidé de quitter l’avenue du Mont Riboudet, qui concentre à Rouen la plupart des marques automobiles. Selon certains opérateurs, la zone, devenue trop exsangue, ne permet plus de répondre au cahier des charges des marques et d’accueillir les clients dans de bonnes conditions.

Les dirigeants de groupes ont fait part de cette problématique dès 2015 auprès de la mairie de Rouen. Envisagé l’an passé lors de discussions avec la Métropole Rouen Normandie, le projet de village automobile, situé au nord-est de la ville (sur la plaine de la Ronce à Isneauville), n’a finalement pas été retenu.

La ville de Rouen milite surtout pour un autre projet au sein de la zone d’activité Luciline, un écoquartier de 1 000 habitants qui borde le boulevard du Mont-Riboudet, dans lequel elle souhaite conserver et mixer les concessionnaires au cœur des logements ou des bureaux.

« Intégrer des garages automobiles en rez-de-chaussée d’immeubles d’habitations est une hérésie. Personne ne fait ça, sauf à Paris, mais ils en reviennent. Nous ne comprenons pas ce manque d’intérêt pour la création d’un village automobile », réagit Claude Met, président du groupe Davis (Mercedes et Smart) et président de l’association des concessionnaires du Mont-Riboudet, dans les colonnes d’actu.fr.


Huit marques qui veulent partir



Dès lors, les concessionnaires en quête d’un terrain plus propice à la distribution de voitures se sont repliés sur la Vaupalière, un secteur situé hors des frontières de la Métropole Rouen Normandie, en bordure de l’autoroute A150. Porsche est déjà présent dans cette zone.

Ce projet susciterait pour l’heure l’intérêt des concessionnaires distribuant les marques Mazda, Toyota, Lexus, Nissan, Land Rover, Jaguar, Hyundai et Mitsubishi, qui pèsent environ 20 % des volumes de ventes à Rouen. « Nous sommes prêts à investir 60 millions d’euros dans un village auto », informe Claude Met.

A contrario, Charles Guez, dirigeant du groupe éponyme (Ford, Opel, Infiniti et Volvo), a fait le choix de rester dans le secteur du Mont Riboudet et de s’inscrire dans l’écoquartier Luciline.

A ce stade, les dirigeants semblent encore tiraillés entre les deux propositions et le choix de Renault, Citroën et Peugeot conditionnera certainement la stratégie des uns et des autres.