La WLTP en théorie, pas franchement en pratique. D'après un "avis aux opérateurs économiques sur la prise en compte du nouveau cycle d'essai WLTP pour la mesure du CO2 des véhicules légers" publié au Journal Officiel par le ministère de l'Ecologie, le nouveau règlement ne s'appliquera pas réellement au 1er septembre prochain. Celui-ci s'impose déjà depuis le 1er septembre 2017 aux constructeurs qui veulent homologuer un nouveau type de véhicule. Mais dans moins de six mois, tous les VP neufs sont censés passés au crible de la WLTP...
 
Une initiative programmée depuis plusieurs années, mais qui n'empêche pas l'Administration d'avoir pris un certain retard. Ainsi, pour septembre prochain, les opérateurs comme l'Utac et bien d'autres en Europe devront continuer de prendre en compte la valeur de CO2 exprimée selon le cycle NEDC. Cette valeur, reconnue comme factice par tous les acteurs du dossier, devra être "corrélée" selon l'administration pour en faire une valeur WLTP : plus simplement, au 1e septembre prochain, les valeurs exprimés en WLTP ne seront que la résultante d'une valeur NEDC passée dans une moulinette européenne baptisée CO2mpas. Un système imaginé par la Commission européenne qui permet de convertir des valeurs NEDC en WLTP, dont les limites sont inhérentes à la conception même : il s'agit d'un outil de projection, pas de test réel !

Ce tour de passe-passe existe "à titre transitoire, en attendant la mise en place du certificat de conformité électronique" selon "l'avis aux opérateurs".
Le ministère de l'Ecologie a accepté d'en dire un peu plus : "Le certificat de conformité européen, document qui atteste de la conformité d'un véhicule à une réception CE par type, est actuellement délivré sous forme "papier" pour la réalisation des formalités d'immatriculation en France. La transmission des données de ce certificat en format électronique (e-CoC) fait l’objet de discussions au niveau européen depuis plusieurs années et les autorités françaises en charge de l'immatriculation des véhicules, Intérieur et Transports, travaillent actuellement à l'examen de la faisabilité de l'utilisation du e-CoC dans les opérations d'immatriculation. Une expérimentation est en cours pour étudier la possible immatriculation des véhicules suivant ce dispositif " fait-on savoir depuis le boulevard Saint-Germain à Paris.

De ce fait, la période transitoire devrait s'étendre jusqu'à début 2019, toujours selon les services du ministère.