Les ventes de véhicules neufs légers et utilitaires devraient ainsi s'élever à 1,75 million d'unités en Russie cette année, a indiqué l'Association of European Businesses (AEB) dans un communiqué, qui s'était abstenue de publier des prévisions en début d'année au vu des incertitudes pesant sur le marché.

Mais le début d'année a été marqué par une tendance positive. Les ventes ont augmenté de 13,9% sur un an en mars, et de 21,7% sur le premier trimestre avec 392'920 véhicules vendus.

"La dynamique du marché s'est poursuivie à un rythme soutenu en mars, concluant une période de reprise de douze mois consécutifs", s'est réjoui Joerg Schreiber, directeur du comité automobile de l'AEB, soulignant qu' "à partir de maintenant, il sera plus difficile, et en même temps beaucoup plus précieux d'atteindre une croissance substantielle et continue pour le marché".

Le marché automobile russe, dans lequel les grands constructeurs mondiaux avaient massivement investi en période de croissance, a fondu de plus de moitié en quatre ans. Il avait atteint son plus haut niveau historique en 2012.

Sensible à l'évolution du taux de change et du pouvoir d'achat, il a particulièrement pâti de la crise engendrée par la chute des prix du pétrole et les sanctions liées à la crise ukrainienne.

Son rebond en 2017 a coïncidé avec la reprise de la croissance de l'économie russe après deux ans de récession.

S'il progresse de 10% comme le prévoit l'AEB, il restera malgré tout loin des près de trois millions d'unités atteints en 2012.