Vont-ils tous s’y mettre ? Après la justice allemande qui souhaite bannir certaines voitures diesels de ses villes (à lire La justice allemande plombe davantage le diesel), toute l’Italie pourrait à son tour les empêcher de circuler en centre-ville. D'abord, la municipalité de Milan a fait part de son intention de prohiber cette motorisation d’ici à 2030 mais c’est la maire de Rome, Virginia Raggi, qui a le plus surpris. Elle a annoncé sur Facebook vouloir interdire le centre de la capitale aux voitures diesels privées dans 6 ans : « à partir de 2024, il sera interdit d’utiliser les voitures diesels dans le centre de Rome », a-t-elle posté sur les réseaux sociaux sans aucun autre commentaire.

Nous annoncions aussi il y a quelques jours que Fiat Chrysler (FCA) abandonnerait également le diesel pour ses voitures particulières d’ici à 2022 à cause de la chute des demandes et de l’augmentation des coûts. Le constructeur italien rejoint ainsi Porsche, Toyota, Volvo, etc.

Etant l’une des villes les plus embouteillées d’Europe, Rome compte ainsi des milliers de monuments historiques menacés par la pollution (3 600 monuments et 60 sculptures recensés par le ministère de la Culture). Cette problématique atmosphérique repose seule sur la circulation puisque la capitale n’est pas connue pour son nombre important d’usines. Dans le pays, plus de 1,9 million de voitures neuves ont été immatriculées en 2017, dont plus des deux tiers ont été commercialisées en diesel.