Juin marque le troisième mois de baisse pour les ventes de voitures neuves Outre-Manche. Au cours du mois écoulé, elles ont fléchi de 4,8% à 243 454 unités, a annoncé l'Association des constructeurs et des vendeurs d'automobiles (SMMT).

Les immatriculations ont diminué à un rythme moins élevé que lors des deux mois précédents, de 4,8%. La demande continue de se stabiliser après un premier trimestre record. Les turbulences ont suivi les récents changements apportés à la taxe sur les véhicules.

Contre-coup fiscal


Ce changement intervenu au 1er avril, qui a entraîné une augmentation de la fiscalité, a été suivi d'une chute des ventes de presque 20% en avril puis de 8,5% en mai.

Les ventes avaient été toutefois très dynamiques en début d'année. Aussi n'ont-elles reculé que de 1,3% lors de l'ensemble du premier semestre.

"Comme prévu, la demande en voitures neuves a commencé à diminuer après cinq années consécutives de croissance dynamique, mais les chiffres restent solides et le premier semestre est le deuxième plus important en terme de ventes dans les tablettes", a expliqué Mike Hawes, directeur général de la SMMT.


"Si la confiance des consommateurs et des entreprises tiennent bon, la demande devrait rester à un niveau relativement élevé lors des mois à venir", a-t-il ajouté.

Les véhicules les plus achetés au Royaume-Uni le mois dernier ont été la Golf de Volkswagen, devant les Ford Fiesta et Focus.

Craintes sur les conséquences du Brexit


A moyen terme, l'industrie automobile britannique s'inquiète des conséquences du Brexit.

D'après la SMMT, l'accord complet voulu par le gouvernement britannique avec Bruxelles est trop complexe pour pouvoir être négocié et signé d'ici à mars 2019, date théorique de sortie du pays de l'UE.

L'association demande en conséquence au gouvernement de mettre en place un accord intérimaire avec Bruxelles le temps de finaliser les négociations. A défaut, la SMMT craint que les échanges avec l'UE ne relèvent des règles minimales de l'OMC, selon lesquelles les droits de douanes s'élèveraient à 4,5% sur les pièces détachées des automobiles et à 10% sur les véhicules finis.